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Pêche Inn dans les pays membres de la Csrp: Les pertes estimées à 1,9 milliard d’euros par an

Les sept pays de l’Afrique de l’Ouest, regroupés autour de la Commission sous-régionale des pêches (Csrp), perdent annuellement 1,9 milliard d’euros à cause de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (Pêche Inn). L’annonce a été faite hier, à l’ouverture d’une rencontre portant sur les thèmes «Gestion concertée des stocks partagés» et «Contrôle-suivi surveillance (Csc) et la lutte contre la pêche Inn».


Rédigé par leral.net le Samedi 13 Novembre 2021 à 09:04 | | 0 commentaire(s)|

Pêche Inn dans les pays membres de la Csrp: Les pertes estimées à 1,9 milliard d’euros par an
« Les pertes, attribuables à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, sont de 1,9 milliard d’euros par an », a en effet indiqué le Capitaine de vaisseau, Mamadou Ndiaye, chef de la Direction de la protection et de la surveillance des pêches (Dpsp). Il a, dans sa présentation sur la pêche Inn dans la zone de la Csrp, aussi fait état de 57% des stocks halieutiques pleinement exploités et 30% surexploités.

Le chef de la Dpsp a expliqué que 1000 navires de pêche industrielle et 40 000 voire 50 000 pirogues s’activent dans la zone qui couvre une superficie de 1 million 224 mille km2 de Zones économiques exclusives (Zee) et s’étire sur une façade maritime de 3411 km.

La Csrp est une organisation intergouvernementale de coopération halieutique créée en 1985. Elle regroupe le Sénégal, la Gambie, la Mauritanie, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, la République de Guinée et la Sierra-Leone. La rencontre a été présidée par le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye, et ses homologues de la Gambie et de la Mauritanie.

Pour Alioune Ndoye, il s’agira, à travers cette rencontre de Dakar, de poser les bases d’une fondation solide pour une meilleure connaissance de l’état et de la dynamique des stocks, pour une exploitation optimale et durable.

«L’objectif est de trouver une vision commune pour une meilleure gestion de la ressource et un bon contrôle de gestion», a-t-il dit. « La rencontre de Dakar revêt une importance particulière face aux enjeux actuels de notre secteur. Le monde traverse des changements majeurs, aussi bien dans le domaine environnemental que relationnel, qui pourraient impacter négativement tous nos efforts consentis individuellement dans le cadre des ressources durables», a mis en exergue le ministre sénégalais.

«Je me réjouis de cette rencontre avec mes collègues du Sénégal et de la Mauritanie pour échanger sur la démarche à adopter. Tous les partenaires qui viennent, veulent négocier séparément avec nos Etats et cela ne nous arrange pas forcément. Faire en sorte de parler d’une seule voix avec tous les négociateurs », a noté James Gomez, ministre gambien chargé des Pêches.

«Avec les échanges, je suis sûr qu’on va trouver une formule qui va nous satisfaire tous», a-t-il poursuivi.

«Il nous faut un effort commun de gestion, un effort commun de surveillance et une synergie des moyens. Nous avons tous la volonté d’y aller ensemble, dans l’intérêt de nos pays», a indiqué Dy Ould Zein, ministre mauritanien de la Pêche et de l’Economie maritime.

«Les gouvernements devront notamment se pencher sur trois questions importantes pour assurer une gestion durable des petits pélagiques», a exhorté le document présenté sur la gestion concerté des stocks partagés de petits pélagiques. Partage de mise en oeuvre des orientations stratégiques régionales, érection de critères pour le partage du Total admissible de capture (Tac) entre les pays et une plus grande coopération et collaboration dans le suivi, le contrôle et la surveillance, sont les trois questions importantes évoquées à cet effet.







Le Quotidien


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