leral.net | S'informer en temps réel

Problèmes de santé, d'éducation, d’état-civil, déficit en routes…: «Ballou est une commune laissée à elle-même »

Ballou est une commune rurale nichée à l’Est du Sénégal, dans l’Arrondissement de Moudéri, département de Bakel, région de Tambacounda. Ballou est frontalière au Mali et à la Mauritanie. La commune compte onze (11) villages pour une population de 32.000 habitants. Mais les nombreuses âmes qui vivent à Ballou, souffrent d’énormes difficultés.


Rédigé par leral.net le Jeudi 21 Octobre 2021 à 10:34 | | 0 commentaire(s)|

Problèmes de santé, d'éducation, d’état-civil, déficit en routes…: «Ballou est une commune laissée à elle-même »
Les responsables de Pastef de la commune de Ballo,u ont tenu un point de presse hier au complexe de Pikine. Ils ont profité de cette occasion pour passer à la loupe les difficultés qui freinent l'émergence de leur localité. Éducation, santé, agriculture, élevage, électrification rurale, problème d’état-civil..., les Pastefiens ont dressé un tableau sombre de leur commune.

«Les populations de Ballou ne sont pas des Sénégalais, car 2/3 des populations de la commune n'ont pas de documents administratifs valables à cause d'un état-civil qui n'existe pas. Beaucoup de nos enfants ont arrêté les études en classe de Cm2 ou en Terminale. C'est regrettable !», se désole Moussa Bathily.

Dans le domaine de la sécurité, les habitants de la commune de Ballou sont très mal lotis. «Il n'y a qu'un poste de police, avec moins de 5 policiers pour tous les onze (11) villages de la commune. C'est pourquoi nous sommes confrontés à une insécurité notoire. Des boutiques et des magasins sont pillés à chaque fois. Pis encore, toute la commune ne dispose que d'un seul douanier», fustige M. Bathily.

À en croire le Pastéfien en chef à Ballou et candidat de la coalition Yéwwi Askan Wii dans cette commune, l’électrification est un luxe. «Beaucoup de villages ne sont pas électrifiés. Aussi, il est difficile de passer un appel téléphonique à cause d’un réseau téléphonique désagréable. Les routes sont impraticables. Nous sommes victimes d’une négligence totale de la part de l’État», tonne-t-il.

«Toutes les infrastructures qui existent dans la commune de Ballou sont construites par les populations. Pourtant, nous payons les impôts. C’est injuste. Nous voulons prendre les rênes de la commune pour changer les choses», conclut M. Bathily.





Tribune


Titre de votre page Titre de votre page