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Procès Khalifa Sall: début des plaidoiries avec l’Etat à la barre

Une phase cruciale s’est ouverte ce jeudi matin dans le procès de Khalifa Sall. Les plaidoiries ont en effet débuté et c’est, comme le veut la règle, l’Etat, partie civile, qui a ouvert cette procédure. Khalifa Sall et les sept coaccusés sont notamment soupçonnés de détournements publics, ils risquent dix ans de prison en cas de condamnation. Pour l’Etat, le préjudice est clairement établi.


Rédigé par leral.net le Jeudi 15 Février 2018 à 13:07 | | 0 commentaire(s)|

En costume sombre, l’agent judiciaire de l’Etat, Antoine Diome, a eu l’honneur d’ouvrir les plaidoiries et mis immédiatement à terre la défense de Khalifa Sall. « On cherche à prouver que les fonds détournés sont des fonds politiques, c’est une histoire qui nous est racontée, monsieur le président », attaque Antoine Diome.

En expliquant ensuite longuement les règles, complexes, de la comptabilité publique, basées sur l’unicité de caisse, l’agent judiciaire a cherché à justifier la constitution de partie civile de l’Etat, contestée par la défense. « Les 1,830 milliards viennent du Trésor public, ils ont été détournés en utilisant de fausses factures, le préjudice de l’Etat est clair », affirme Antoine Diome à la barre. « Les faits sont têtus comme le dit Khalifa Sall », poursuit le magistrat : « Si c’était des fonds politiques, ils n’auraient pas à être justifiés ».

Antoine Diome enfonce un peu plus Khalifa Sall en retournant son argumentaire : « On nous dit depuis le début que ce sont des fonds de la mairie, vous avez obtenu des avances de l’Etat. Que reste-t-il à la défense ? Absolument rien ». L’agent judiciaire de l’Etat conclut, en demandant 1,830 milliard de francs CFA au titre du préjudice et 5 milliards de francs CFA au titre du préjudice moral.





Rfi



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