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Proches du pouvoir et société mouillés dans une trafic : la République qui rend dingue ?

Le pays de Senghor est-il dans un traquenard ? Cette question mérite tout son pesant d’or quand on voit venir les dangers qui guettent le Sénégal. Le pouvoir et la société civile semblent être frappés à la tête avec ces histoires de trafic de passeports diplomatiques et de visas qui secouent l’Assemblée nationale et le Mouvement Y’en a marre dont deux de ses influents membres croupissent en prison. L’un dans l’autre, ce sont tous des justiciables qui doivent bénéficier d’un traitement équitable. Journal 24 Heures


Rédigé par leral.net le Dimanche 19 Septembre 2021 à 09:35 | | 0 commentaire(s)|

Proches du pouvoir et société mouillés dans une trafic : la République qui rend dingue ?
Ces scandales qui ont traversé l’Assemblée nationale du Sénégal dont l’affaire Seydina Fall Bougazhelli prouvent que le pouvoir au Sénégal est entré dans les caniveaux et, à l’intérieur du système, des frustrés le suivent. Les pratiques malsaines ont gagné le pouvoir dans ses plus hautes et dignes représentations, sous le régime du président Macky Sall. Le pouvoir est devenu une trappe de bandits à col blanc.

La vidéo de l’arrestation du député Seydina Fall qui circule à travers le monde indique une certaine frustration et incompréhension. Le mensonge, le vol, le viol de la parole donnée sont devenus une banalité avec en toile de fond, une grande rupture de confiance entre les citoyens et l’institution judiciaire. Un gros danger plane sur la République. Certes les Sénégalais ne peuvent décider à la place des juges, mais ces derniers sont observés et seraient tenus pour responsables de beaucoup de situations qui laissent croire à une République qui rend fou. Le procureur Ousmane Camara disait : «la Justice ne se trompe pas mais on la trompe».

Dans le code pénal sénégalais, les faits reprochés au député de l’Alliance pour la République sont passibles de la cour d’assise comme l’est un crime de sang !

Que de dire également sur l’origine de cette publication ? S’il est avéré que c’est un agent des forces de l’ordre qui est à l’origine, on n’y comprend plus rien. Personne n’a le droit de violer le droit d’un citoyen.

Renversant quand même ! Un agent des forces de l’ordre qui cravate quelqu’un en flagrant délit, ensuite le gars est mis en liberté et trimballe partout comme si de rien n’était. Il faut être au Sénégal pour le voir.

La perception que les populations ont du dossier de Boughazelli, de Kilifeu et Simon de Y’en a marre et des députés accusés de trafic de passeports diplomatiques est celle d’un traitement judiciaire à plusieurs variantes.

Le sénégalais lambda pense que le pouvoir au Sénégal se limite à la jouissance et à la capacité de punir et de protéger. Il punit ceux qui ne sont pas dans son giron et protège ses ouailles.

A ce rythme, la chienlit risque de s’installer. Qui n’a pas entendu le patron de One Million March, Ousmane Tounkara, depuis les États-Unis faire des menaces avec la publication de vidéos compromettantes sur Macky Sall, Idrissa Seck, etc. Sexe, drogue, pouvoir, argent, entourage, foncier ?

Ce sont des interrogations qui secouent la République et le Président a l’obligation d’éliminer une fois pour toute ces interrogations plutôt que de les faire prospérer en affaires d’État pour certaines.

Les mots de El Hadji Ibrahima Sall, dans son ouvrage «Demain la République», résonnent encore et sont plus que d’actualité : «La politique est devenue…autour d’un président omnipotent, le lieu de l’avilissement des hommes et de leur promotion sociale.

L’impuissance de l’État à résoudre les problèmes qui se posent aux populations n’a pas d’autres source que dans cet effacement du pouvoir de la politique et de son pouvoir de décision, au profit d’une cour, animée par des lobbies et des intérêts et que l’on gouverne par la peur et l’avidité. Ces deux versants expliquent les valeurs triomphantes dans cet univers : chacun pour soi, au mépris du vivre ensemble ; les intérêts particuliers contre l’intérêt général ; les privilèges de l’entourage ou de naissance contre le mérite.» C’est dire…
24 heures



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