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RENAJI exige la libération de Médard Tounda Youbi : "La liberté de la presse n'est pas négociable"

Rédigé par leral.net le Lundi 8 Juin 2026 à 17:38 | | 0 commentaire(s)|

Incarcéré depuis le 23 avril 2026 à la prison centrale de Libreville, le journaliste Médard Tounda Youbi fait l'objet d'une déclaration officielle du RENAJI. Le réseau dénonce une détention préventive disproportionnée et alerte sur les atteintes présumées à l'indépendance de la justice dans l'affaire l'opposant à la ministre Zenaba Gninga Chaning.
Libreville – Le Réseau National des Journalistes Indépendants monte au créneau. Dans une déclaration officielle, le RENAJI exprime sa (...)

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Incarcéré depuis le 23 avril 2026 à la prison centrale de Libreville, le journaliste Médard Tounda Youbi fait l'objet d'une déclaration officielle du RENAJI. Le réseau dénonce une détention préventive disproportionnée et alerte sur les atteintes présumées à l'indépendance de la justice dans l'affaire l'opposant à la ministre Zenaba Gninga Chaning.

Libreville – Le Réseau National des Journalistes Indépendants monte au créneau. Dans une déclaration officielle, le RENAJI exprime sa "profonde préoccupation" et sa "vive indignation" face au maintien en détention de son membre, Médard Tounda Youbi, incarcéré depuis bientôt un mois.

Selon le syndicat, le journaliste s'était présenté volontairement devant le parquet de Libreville après sa garde à vue à la Brigade du Gros-Bouquet. Le juge d'instruction avait alors ordonné sa mise en liberté provisoire. Mais cette décision a été annulée quelques minutes plus tard, en présence de sa famille et du président du RENAJI. Un revirement "brutal et inexpliqué" qui suscite, selon le réseau, de "sérieux doutes sur le respect de l'État de droit".

Le RENAJI rappelle que les accusations initiales de diffamation, chantage et extorsion auraient été requalifiées en "menace par voie de fait". Une évolution qui rend, pour l'organisation, le maintien en prison "disproportionné" au regard de la présomption d'innocence.

L'affaire prend une dimension politique car Médard Tounda Youbi avait été directeur de campagne de Zenaba Gninga Chaning lors de la présidentielle du 12 avril 2025, avant sa nomination comme ministre de l'Entrepreneuriat, du Commerce et des PMI-PME. Le RENAJI estime que le différend dépasse le cadre journalistique et relèverait plutôt d'un "règlement de comptes personnel".

"La liberté de la presse n'est pas négociable"

Pour Aimé Serge Boulingui, président du RENAJI : "Lorsqu'un journaliste est inquiété pour avoir exercé son métier avec rigueur, c'est l'ensemble de la profession qui est interpellé, mais aussi l'État de droit qui est mis à l'épreuve".

Le réseau dénonce aussi un contexte inquiétant pour la presse gabonaise, avec les récentes arrestations de Harold Leckat, Hervé Simon Ndong et l'enlèvement de Roland Olouba en janvier 2026.

Les exigences du RENAJI

Le syndicat réclame : le respect strict des droits de la défense, la transparence sur les motifs de détention, et la mise en liberté immédiate ou provisoire de Médard Tounda Youbi. Il appelle à l'arbitrage du Président Brice Clotaire Oligui Nguema pour que "toute la lumière soit faite" dans le respect des institutions.

Le RENAJI promet de rester mobilisé et d'engager toute initiative légale pour défendre son confrère et la liberté de la presse au Gabon.

JB



Source : https://www.gabonews.com/fr/actus/justice/article/...