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RÉVÉLATIONS DE MAMADOU LAMINE KEÎTA MINISTRE DE LA JEUNESSE: ''A l'origine des problèmes de Macky Sall, un article de presse...''


Rédigé par leral.net le Samedi 27 Septembre 2008 à 06:08 | | 1 commentaire(s)|

RÉVÉLATIONS DE MAMADOU LAMINE KEÎTA MINISTRE DE LA JEUNESSE: ''A l'origine des problèmes de Macky Sall, un article de presse...''
L'actualité politique est fortement secouée par l'affaire Macky Sall. Quelles sont vos impressions en tant que responsable politique au sein du Pds ?
Ce que vous appelez l'affaire Macky Sall se pose à deux niveaux. Chacun des niveaux à ses réalités, son appréciation. Le premier niveau, c'est ce qui se passe au sein de l'Assemblée nationale. Sans être juriste, j'avoue que personnellement je n'ai jamais compris pourquoi pour des députés qui ont été élus par le peuple sénégalais certains membres du bureau de l'Assemblée nationale devaient occuper des postes renouvelables toutes les années, et que cela ne soit pas appliqué au président de l'Assemblée nationale, qui a été élu dans les mêmes circonstances que les autres membres du bureau. J'ai toujours cru qu'il y a là deux poids deux mesures.

Et que cela ait posé un problème, en termes de possibilité de remplacement du président en cas de défaillance. Je suis heureux que des députés aient pris conscience de cela et exprimé le besoin de ramener au sein même de l'Hémicycle le débat sur la durée du mandat du président. Les députés peuvent décider que le mandat soit d'un an ou de deux ans mais avec des mécanismes qui leur permettent, en cas de défaillance, de le remplacer. Mais dire systématiquement et dans la Charte fondamentale de notre pays que la durée du mandat du président est de cinq (Ndlr, durée de la législature), personnellement cela m'a toujours posé problème. Je crois qu'aujourd'hui, pour le respect des parallélismes des formes, le président de l'Assemblée nationale doit bénéficier d'un mandat d'un an comme tous les autres députés.

Le second niveau, c'est une affaire politique, qui concerne le Parti. Aujourd'hui, nous avons enregistré la sortie de militants du Parti démocratique sénégalais à Factick pour dénoncer la gestion du Parti dans le département. Cela, je suis à l'aise pour aborder ce débat. Je suis d'autant plus à l'aise que ce que les militants de Fatick ont décliné comme reproche à l'égard du « frère » Macky Sall, nous lui avions dit depuis très longtemps. Parce que dans la vie d'un Parti politique, l'élément qui nous permet d'apprécier le rapport que chaque militant entretien avec le Parti est la fidélité, la loyauté que nous exprimons au quotidien vis-à-vis du Parti et de celui qui l'incarne.

Tous nos actes doivent tenir en compte de cet élément. Aussi, ces actes font l'objet d'une appréciation par rapport à notre fidélité et notre loyauté. Lorsqu'il y a de cela deux mois, plus précisément le vendredi 04 juillet 2008, un organe de la place a sorti un article intitulé : « Les jeunes boucliers de Macky mettent Karim en garde » ; et ils mettent entre guillemet : « Non à la dynastie Wade : le Sénégal n'est pas une monarchie. » J'avais dit à l'époque que c'était très grave que des jeunes se réclamant de Macky puissent traiter le président de Wade de monarque, dire que le président de la République veut installer la dynastie Wade au Sénégal. Même l'opposition n'en disait pas autant contre Me Abdoulaye Wade. J'avais interpellé Macky en lui demandant de se prononcer sur cette sortie grave de jeunes se réclamant de lui.

Tout silence de sa part fera l'objet d'une interprétation et sera considéré comme une adhésion à ses propos tenus par de jeunes se réclamant de lui. Et la suite, vous la connaissez contre toute attente, ce sont des jeunes qu'on a envoyés pour distiller des invectives à mon égard. Aujourd'hui, c'est le débat qui revient. Il y a eu beaucoup d'actes posés et qui renseignent de la déloyauté vis-à-vis du secrétaire général national et du Parti.
Lorsqu'on ne se reconnaît plus dans une formation politique, lorsqu'on peut envoyer des jeunes, tenir de tels propos à l'égard de son secrétaire général, je crois qu'il est plus sage de prendre ses responsabilités et de démissionner de ce Parti. Sinon on vous y forcera. L'autre acte qui vient d'être posé, c'est de ne pas déférer à la convocation de la commission de discipline. Quand même Macky est mal indiqué pour remettre en cause la légalité de cette commission.

Lorsqu'elle a été instituée et que d'autre « frères » à l'époque ont été sanctionnés par cette commission, c'est Macky qui avait la gestion du Parti. Il ne faut pas attendre aujourd'hui qu'on soit dans le collimateur de cette commission pour poser le problème de sa légitimité. Il a refusé d'aller répondre à cette commission. C'est un acte de défiance supplémentaire qui renseigneme sur l'impossibilité de poursuivre le compagnonnage dans le Parti. Chacun prendra ses responsabilités.

D'aucuns font le lien entre la défense aux enfers de Mack Sall et la succession de Wade, étant donné que Idrissa Seck avait à un moment donné connu le même sort. Partagez-vous ce sentiment ?

C'est un faux débat, c'est un faux-fuyant. C'est un alibi très facile que de vouloir lier cette question à celle de la succession. Me Abdoulaye Wade a fat des options sur Idrissa Seck à un certain moment et sur Macky Sall à un autre moment. Au même moment Karim était là. Vous ne pouvez pas me dire que tout ce que Me Wade a mis à la disposition de Macky, tous les pouvoirs qu'il lui a donnés, les atouts mis à sa disposition pour la consolidation de son leadership, je ne pense pas qu'on donnerait tout ça à quelqu'un si on n'a pas des options sur sa personne.

Mais lorsque l'option déçoit par son empressement parce qu'elle prête l'oreille à des personnes qui l'induisent en erreur, on en tire les conséquences. Macky est en train de payer les fautes politiques. Et, ça sera d'un alibi très facile que de vouloir comprendre cela comme le résultat d'une course à la succession de Me Abdoulaye Wade. Encore que cette succession ne se pose pas. Ce qui compte est comment accompagner Me Wade pour qu'il puisse réussir sa mission à la tête de ce pays.

Le juge français du tribunal d'Evry Jean Wilfried Noël a lancé des mandats d'arrêt contre des personnalités de l'Etat du Sénégal dont les responsabilités ont été citées dans le naufrage du bateau « Le Joola ». Notre pays qui est déterminé à appliquer la réciprocité dans cette affaire, ne risque-t-il pas de mettre un grain de sable dans la machine de la coopération entre les deux Etats ?

Ces mandats d'arrêt sont une provocation qui n'honore pas nos deux pays. Ils ne reflètent pas la qualité des relations qui lient nos deux Etats. Le Sénégal et la France ont montré un bel exemple de collaboration à travers l'histoire. Je crois qu'aujourd'hui, la France n'est pas bien indiquée pour lancer un mandat d'arrêt contre des personnalités sénégalaises furent-elles directement ou indirectement impliquées dans l'affaire du naufrage du « Joola ». Sur cette question, lorsque le naufrage est arrivé, l'Etat a reconnu sa responsabilité civile. C'est pourquoi, je ne comprends pas ceux qui disent qu'il ne s'agit pas d'identifier les responsables mais de situer les coupables. Mais l'Etat a reconnu sa responsabilité depuis très longtemps par la voix la plus autorisée, celle du président de la République.
Une démarche a été trouvée d'indemniser les familles des victimes. Le processus a suivi son cours. Qu'on nous revienne aujourd'hui avec un mandat, ça pose problème. Je le perçois comme une provocation. C'est pourquoi, la réciprocité qui a été appliquée par les avocats Sénégalais est un appel à l'introspection pour que la France puisse regarder l'histoire qui la lie avec le Sénégal, pour dire que l'esclavage a fait plus de morts que le bateau, pour dire que la colonisation a fait plus de morts que le bateau. Que Thiaroye 44 a été plus douloureux encore. Pour autant le Sénégal moderne, indépendant n'a pas cherché à gérer autrement la question de façon inamicale. Que des Français aient perdu la vie dans le bateau nous le regrettons tout comme des pertes en vies humaines du côté des Sénégalais comme tout autre nationalité.

Mais je ne crois pas que ces vies françaises soient plus importantes que celles que nous, nous avons perdues dans d'autres circonstances tout au long de l'histoire qui lie nos deux pays. C'est pourquoi, à mon avis, il est important que la partie française puisse se ressaisir. Comprendre que le Sénégal est devenu un grand Peuple. Nous ne sommes plus une colonie. Nous sommes un pays indépendant. Et nous avons l'obligation, la France et le Sénégal, de partager les douleurs et les moments de plaisir. Mais pas en se provoquant autour des dossiers aussi sensibles que l'affaire du naufrage du bateau « Le Joola ».

Hier, a été célébré le sixième anniversaire du naufrage du bateau « Le Joola ». Mais, les associations de la défense des intérêts des familles des victimes continuent d'interpeller l'Etat sur un certain nombre engagements jusqu'ici non encore effectifs, à savoir la prise en charge des pupilles de la nation. Quel est le mot du ministre de la République que vous êtes ?

Quand on parle des fameuses associations des familles des victimes mais nous avons tous perdu des parents dans le bateau. Donc, nous pouvons tous nous réclamer des familles de victimes. Mais en croire une fois, moi, je pose le débat sous l'angle de la sérénité qui extirpe du dossier du « Joola » des batailles d'intérêt. Cela nous ramène à dire que l'Etat a fait le plus difficile. Qui peut le plus peut le moins. La question des indemnisations a été réglée.

Pour les pupilles de la nation, un projet de loi est dans le circuit pour définir tout cela. L'Etat pose chaque jour des actes dans le sens du respect de ses engagements. Donc, on ne peut pas prendre pour prétexte le non-respect d'engagement pour justifier des agitations que nous notons de la part de certains dans l'affaire du bateau « Le Joola ».

Source: Le Matin



1.Posté par boubou le 27/09/2008 09:39 | Alerter
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Pitoyable mr keita!
je me demande si tu oses te regarder dans la glace au réveil!
lèches karim et baldé et laches nous!

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