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Mercredi 7 Janvier 2026

Les employés de Radisson Hotel Diamniadio prennent en otage l’hôtel : L’État hésite à faire respecter le droit, pendant que certains appellent les Turcs pour trahir leurs collègues

Radisson Diamniadio : quand un conflit social dégénère en occupation illégale


Depuis septembre 2025, l’hôtel Radisson de Diamniadio est au cœur d’un conflit social d’une ampleur inédite. Des employés, pour la plupart licenciés ou en fin de contrat, occupent toujours les locaux, malgré la fermeture officielle de l’établissement et plusieurs décisions de justice ordonnant leur expulsion.



🔙 Origine du conflit (2024)

Le différend débute en 2024 lorsque la direction procède à des départs négociés concernant une partie du personnel. Contrairement aux affirmations relayées par certains, tous les employés concernés n’étaient pas en CDI.

À cette période déjà, des tensions sont signalées : envahissement des locaux, menaces contre l’administration, faits documentés par plusieurs vidéos diffusées sur YouTube.

📉 Nouvelle vague de départs en 2025

En 2025, confronté à une baisse significative du chiffre d’affaires, l’hôtel met fin à la collaboration avec 19 employés supplémentaires : certains en CDD arrivés à terme, d’autres journaliers, quelques CDI.

Ces 19 personnes bénéficient d’un dédommagement global estimé à environ 130 millions FCfa, selon des sources concordantes.

💰 Deux choix, deux trajectoires

Après paiement :

une partie des employés quitte définitivement l’hôtel,

d’autres décident de rester, invoquant notamment des engagements bancaires personnels.

Depuis le 15 septembre 2025, ces derniers occupent les lieux, malgré la fermeture de l’établissement.

Impact sur l’équipe nationale

En août 2025, cette situation perturbe directement le regroupement des Lions du Sénégal, alors logés au Radisson.

Des employés refusent de travailler et de préparer les repas, obligeant la délégation à se fournir auprès de l’hôtel Courtyard, selon plusieurs sources.

❌ Une occupation contestée

Contrairement à certaines déclarations médiatiques, les occupants ne dorment pas sur des carreaux, selon des constats nocturnes réalisés sur place.

Malgré la fermeture, les charges d’eau et d’électricité continuent d’être réglées par l’exploitant, ce qui alimente l’incompréhension autour de la durée de cette occupation.

⚖️ Décisions de justice ignorées

Plusieurs huissiers de justice se sont rendus sur place pour notifier des actes d’expulsion, mais les occupants ont refusé de recevoir les documents.

Les procédures ont alors été transmises à la gendarmerie, conformément à la loi, pour exécution forcée

Une demande officielle d’assistance à huissier, listant nommément les occupants concernés, a également été déposée

⚡ Derniers incidents

Récemment, suite à une coupure d’électricité par la Senelec pour impayés. Ils sont en train de saboter des installations sur place.

🔍 Une question centrale demeure

Pourquoi, malgré des ordonnances judiciaires, l’occupation se poursuit-elle ?
Pourquoi l’intervention des forces de l’ordre tarde-t-elle dans un dossier pourtant juridiquement encadré ?b[

Du côté des investisseurs turcs, la situation est perçue comme une impasse. Déjà confrontés à de lourdes contraintes liées à la fiscalité, à la rentabilité incertaine de l’établissement et à un retour sur investissement largement en-deçà des prévisions initiales, ils n’ont, selon plusieurs sources, plus rien à perdre dans ce bras de fer. Les licenciements intervenus en 2024 puis en 2025, s’inscrivaient avant tout dans une logique économique, dictée par la baisse du chiffre d’affaires et la fermeture progressive de l’hôtel, et non dans une volonté de stigmatiser ou de sanctionner le personnel.

Dans ce contexte, les tentatives de certains employés consistant à « appeler en bas les Turcs » pour se désolidariser ou dénoncer leurs propres collègues, apparaissent, aux yeux de l’exploitant, comme des manœuvres internes sans impact réel sur une décision économique déjà actée.
( Les News )






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