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Rapport de la Cour des Comptes - Aser : Des villages non électrifiés et répertoriés comme électrifiés dans le système d’information

La mission des experts de la Cour des Comptes à l’ASER a révélé beaucoup d’inexactitudes dans les supports produits. Qu’il s’agisse des réalisations ou de la cartographie des CER. La Cour a constaté l’existence de villages non électrifiés et répertoriés comme électrifiés dans le système d’information de l’ASER. Et, certaines localités identifiées dans le SI comme électrifiées par l’ASER, le sont en réalité par la SENELEC avec des centrales diesel.


Rédigé par leral.net le Lundi 3 Février 2020 à 19:01 | | 0 commentaire(s)|

Les visites de terrain des enquêteurs de la Cour des Comptes ont permis de constater l’existence de villages non électrifiés et répertoriés comme électrifiés dans le système d’information de l’ASER. Certaines localités identifiées dans le SI comme électrifiées par l’ASER, le sont en réalité par la SENELEC avec des centrales diesel. C’est le cas notamment à Saraya, où le courant fonctionne de 08H à 14H et de 17H à 02H du matin et, à Bandafassi, où l’électricité est disponible de 17H à 24H.

La Cour a aussi, relevé une absence d’actualisation des données dans la concession de Dagana, Podor, Saint-Louis. Les villages électrifiés par l’opérateur COMASEL, par voie solaire, ne sont pas répertoriés dans le SI. Il en est de même pour les lignes moyennes tension(MT), réalisées par ce dernier.

Cette situation est due, en grande partie, constate-t-on, à l’absence de communication entre les directions techniques. A cet effet, reconnaît-on, l’information sur les réalisations de COMASEL était disponible à la Direction des Projets du Secteur privé (DPSP). Alors que la DESI n’en était pas informée.

L’ASER gagnerait à renforcer la synergie avec tous les autres acteurs intervenant sur le terrain et à procéder à des actualisations périodiques des données, afin de disposer d’un système d’information fiable lui permettant de mieux planifier ses activités.

Sur un autre registre, l’ASER ne dispose ni d’un service, ni d’outils de suivi- évaluation. Même si les rapports d’activités sont élaborés à partir de 2011. Et, la signature du contrat de performance en 2015, en l’absence de document de planification, notamment le plan stratégique de développement ne participe pas d’une maîtrise dans la durée, des activités de l’Agence.

En 2007, suite à un appel d’offres, l’ASER a commencé à installer dans certains villages et sur l’ensemble du territoire national, de mini centrales diesel au nombre de 53, avec un coût unitaire moyen estimé à vingt-cinq millions (25 000 000) FCfa, compte non tenu des dépenses de génie civil et d’installations intérieures.

Les localités concernées sont identifiées dans le système d’information de l’ASER comme déjà, électrifiées, au moment du passage de l’équipe de la Cour à l’Agence.

Cependant, sur le terrain, en dehors de la centrale de Coumbacara, dans la région de Kolda, qui fonctionne par intermittence à partir du carburant acheté par les populations, aucune centrale diesel n’est opérationnelle.

Dans beaucoup de ces localités, les installations intérieures des maisons, ainsi que celles destinées à l’éclairage public, commencent à se détériorer. De nombreux poteaux sont à terre, notamment à Ngayène Sabakh, Dialacoto, Saboya etc.

Et, dans la plupart de ces localités, la centrale n’a jamais fonctionné. Dans certains cas, les travaux d’installation de la centrale ne sont pas achevés. A Ndorna, dans le département de Médina Yoro Foula dans la région de Kolda, deux jours après le démarrage, la centrale a été envahie par les eaux pluviales du fait de son installation dans les bas-fonds à l’entrée du village. Celle de Ngayène Sabakh a fonctionné juste une semaine en février 2007 et, n’a plus redémarré.




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