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Rapport semestriel de la Banque mondiale : « le niveau d’endettement augmente vite, voire de manière trop rapide »

La Banque mondiale a présenté son rapport semestriel « Africa Pulse » qui analyse la situation économique en Afrique. Selon ce rapport, la vulnérabilité à l’endettement en Afrique reste élevée. Pour le cas spécifique du Sénégal, l’institution de Bretton Woods de révéler que le niveau d’endettement reste très élevé et augmente de façon très rapide.


Rédigé par leral.net le Samedi 6 Octobre 2018 à 12:20 | | 0 commentaire(s)|

Rapport semestriel de la Banque mondiale : « le niveau d’endettement augmente vite, voire de manière trop rapide »
Ils ont beau démentir, convoquer même des chiffres pour rassurer, la vérité reste ce qu’elle est. Le Sénégal continue d’être parmi les pays les plus endettés. C’est du moins ce qui ressort du rapport de la Banque mondiale, publié mercredi dernier.

Selon « Afica Pulse », un rapport semestriel de la Banque mondiale qui analyse la conjoncture économique africaine, le Sénégal, à l’instar de quelques autres pays africains, a connu une croissance économique intéressante. Mais toujours est-il que pour ce qui de ses dettes, il n’est pas mieux loti que les autres. Le rapport note, en effet, que pour un pays comme le Sénégal, le niveau d’endettement augmente vite, voire de manière trop rapide.

« Au premier semestre de 2018, six économies frontières de la région ont collecté 14,3 milliards de dollars, un montant déjà supérieur au 7,8 milliards émis par des marchés frontières d’Afrique subsaharienne en 2017 », écrivent les auteurs du rapport.

Et selon la Banque Mondiale, « la dette publique élevée, la dépréciation des monnaies nationales et la hausse de taux d’intérêt pourraient compromettre la capacité de certain pays africains à assurer le service de la dette ».

Toujours par rapport aux dettes, « Africa Pulse » de renseigner que les financements aux conditions non préférentielles ou encore les financements non-concessionnels représentent une part importante de la dette publique. Ils représentaient, selon son étude, de plus de 50% de la dette publique totale dans six pays, à savoir la Cote d’Ivoire, le Ghana, la République du Congo, le Soudan, la Zambie et le Zimbabwe.

Concernant le Sénégal, 30% de ses financements représentent la dette publique totale. La Banque mondiale, tout de même dans son 18eme rapport « Africa Pulse » publié le mercredi 3 octobre dernier, dit se réjouir de la dynamique de l’économie de la zone de l’union monétaire ouest-africaine (Umoa) tirée par des pays comme le Sénégal. En Afrique, « onze pays ont connu un taux de croissance supérieur à 5,4% en 2015-2018 (par opposition à sept pays dans l’Edition d’avril 2017 d’Africa Pulse). Ces onze pays sont le Burkina Faso, la Cote d’Ivoire, l’Ethiopie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Kenya, le Mali, le Rwanda, le Sénégal et la Tanzanie », peut-on lire dans le rapport.

D’après l’institution de Breton Woods, ces pays abritent près d’un tiers de la population de la région et représentent 20% du Pib total de cette région.

Le classement des pays africains en matière de ressources, notamment le pétrole, les minerais et les métaux, place le Sénégal dans la catégorie des pays dépourvus de toute ressource. Sur un tableau de classification par revenus de près de 50 pays, le Sénégal est situé dans le groupe à faibles revenus.





Les Echos



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