Leral.net - S'informer en temps réel

Réforme du CSM : Ouverture, dialogue et nouvelle ère pour la justice sénégalaise

Rédigé par leral.net le Lundi 5 Janvier 2026 à 11:08 | | 0 commentaire(s)|

Invité de l’émission "En Vérité" sur Radio Sénégal, Aldiouma Sow, ministre conseiller du président de la République, est longuement revenu sur les réformes annoncées du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Il soutient qu’il ne s’agit nullement d’un simple réaménagement institutionnel, mais d’une refondation en profondeur du système […]

Sénégal

Atlanticactu/ Aldiouma Sow/ Justice/ Serigne Ndong

Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, Aldiouma Sow, ministre conseiller du président de la République, est longuement revenu sur les réformes annoncées du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Il soutient qu’il ne s’agit nullement d’un simple réaménagement institutionnel, mais d’une refondation en profondeur du système judiciaire sénégalais, en droite ligne avec la vision du président Bassirou Diomaye Faye.

Selon Aldiouma Sow, la justice sénégalaise, depuis 1960, a souvent été perçue comme inféodée au pouvoir politique plutôt qu’au service des citoyens. « La justice était rendue au nom d’un régime. Aujourd’hui, la volonté du chef de l’État est claire : faire en sorte que la justice soit réellement rendue au nom du peuple, non seulement dans les textes, mais aussi dans la pratique quotidienne », a-t-il déclaré.

Parmi les innovations majeures envisagées figure la recomposition du Conseil supérieur de la magistrature. Jusqu’à présent, hormis le président de la République et le ministre de la Justice, cette instance est constituée exclusivement de magistrats, une configuration que le ministre conseiller juge peu représentative de la diversité sociale.

« Pour que la justice soit rendue au nom du peuple, il est essentiel que le peuple, à travers ses segments représentatifs notamment la société civile et d’autres corps puisse avoir voix au chapitre dans le fonctionnement de la justice », a expliqué Aldiouma Sow, estimant que cette ouverture justifie pleinement l’usage du terme refondation.

Réagissant aux réticences de certains magistrats concernant l’élargissement du CSM à d’autres acteurs, Aldiouma Sow a voulu se montrer rassurant. Il a rappelé que le chef de l’État privilégie la concertation et le dialogue à toute démarche autoritaire.

« Le chef de l’État aurait pu passer en force, car il définit la politique pénale du pays. Mais il a préféré consulter, dialoguer et construire un consensus. L’idée n’est pas mauvaise ; ce sont parfois les modalités de mise en œuvre qui suscitent des incompréhensions », a-t-il précisé.

Pour Aldiouma Sow, l’intégration de segments représentatifs de la société au sein du Conseil supérieur de la magistrature marque un véritable tournant institutionnel et un changement de paradigme. Il annonce qu’un débat public sera engagé le moment opportun afin d’éclairer l’opinion et d’aboutir à la formule la plus consensuelle.

Cette réforme s’inscrit, selon lui, dans une dynamique globale de refondation de l’État de droit et de la gouvernance, impulsée par le président Bassirou Diomaye Faye depuis son arrivée au pouvoir.



Source : https://atlanticactu.com/reforme-du-csm-ouverture-... Sénégal Atlanticactu/ Serigne Ndong