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SEEG et Mairie interpellées : À Akébé Pont, on boit l'eau des ordures

Rédigé par leral.net le Dimanche 16 Août 2026 à 11:35 | | 0 commentaire(s)|

Libreville : Au quartier Pont d'Akébé, sur la route dite "Assélé", dans le troisième arrondissement de la commune de la capitale gabonaise, une fuite d'eau persiste depuis plusieurs jours. La cause : un tuyau de la Société d'Énergie et d'Eau du Gabon (SEEG) percé, abandonné au fond d'un canal transformé en décharge sauvage.
L'eau continue de couler 24h/24. Et selon les témoignages des riverains, cette même eau se retrouve encore dans les robinets des ménages du quartier.
Sur place, (...)

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Libreville : Au quartier Pont d'Akébé, sur la route dite "Assélé", dans le troisième arrondissement de la commune de la capitale gabonaise, une fuite d'eau persiste depuis plusieurs jours. La cause : un tuyau de la Société d'Énergie et d'Eau du Gabon (SEEG) percé, abandonné au fond d'un canal transformé en décharge sauvage.

L'eau continue de couler 24h/24. Et selon les témoignages des riverains, cette même eau se retrouve encore dans les robinets des ménages du quartier.

Sur place, le constat est alarmant. Le tuyau endommagé baigne dans un canal bouché par des sachets plastiques, des eaux usées et des ordures ménagères de toutes sortes.

"Ça coule non-stop depuis qu'on a vu la cassure. L'eau sort, elle se mélange avec la saleté du caniveau et après ça repart dans les maisons", dénonce un habitant.

Le risque est double : du gaspillage d'une ressource vitale et surtout une contamination probable de l'eau destinée à la consommation.

Pour les populations, l'inquiétude est réelle. Eaux de ruissellement, déchets, stagnation : toutes les conditions sont réunies pour une contamination bactériologique.

Médecins et spécialistes le rappellent : une canalisation fissurée et en contact avec des eaux souillées peut devenir un vecteur de maladies hydriques. Les habitants craignent le pire, d'autant que des enfants jouent souvent à proximité du point de fuite.

"On boit cette eau, on cuisine avec. Si la SEEG ne réagit pas vite, on va tous tomber malades", s'alarme une mère de famille.

Cette situation au Pont d'Akébé illustre deux problèmes structurels qui se superposent. Un tuyau qui se perce et qui continue d'alimenter les ménages pose la question de la maintenance préventive et du contrôle qualité de l'eau par la SEEG. L'entreprise publique a le devoir d'assurer la continuité mais aussi la salubrité du service.

Un canal d'évacuation transformé en dépotoir est une bombe sanitaire. Sans une action forte des mairies et des populations pour la salubrité, toute réparation sera provisoire. Les ordures bouchent, rongent les canalisations et favorisent les ruptures.

Au-delà de la réparation technique, c'est la santé publique de tout un quartier qui est en jeu.

Face à cette urgence, les habitants de Pont d'Akébé interpellent directement la SEEG : dépêcher une équipe pour colmater la fuite, purger le réseau et procéder à des analyses de l'eau distribuée.

Ils appellent également les autorités administratives, sanitaires et municipales à assumer leurs responsabilités. Curage du canal, sensibilisation, sanctions contre les dépôts sauvages : il faut agir et vite.

"La vie des Gabonais est en danger", résume un notable du quartier. Il est temps de passer des constats aux actes concrets.

Justin B



Source : https://www.gabonews.com/fr/actus/societe/article/...