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Saly Portudal : Un citoyen belge agressé crie à l’injustice devant un « intouchable »

L’affaire aurait pu passer comme un simple fait divers comme il en survient souvent dans ce haut lieu du tourisme balnéaire national. Ayashi Moheballah, un citoyen belge agressé dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, dans une boite de nuit à Saly, a doublement mal. Blessé et maltraité à la Police, selon ses dires, il a vu son présumé agresseur, un Sénégalais, vaquer à ses occupations dès le samedi. Un agresseur qui passe pour être un intouchable dans la station. Face à ce « mépris », la victime crie à l’injustice. "Le Témoin"


Rédigé par leral.net le Vendredi 10 Juin 2022 à 10:58 | | 0 commentaire(s)|

La semaine dernière, dans la chaleur du Saly by night, dans une boîte de nuit de la station balnéaire, un individu qui porte les initiales de B. G. D. vient de taillader le visage d’un citoyen belge.

Les faits se sont déroulés vers 2h 30mn du matin. La victime se retrouve avec une balafre sur le visage qui part de l’oreille jusqu’au menton. A l’arrivée, il se retrouve avec 17 points de suture. La blessure est tellement profonde que le cartilage de son oreille a été touché.

« La blessure n’est pas seulement physique. Je suis en état de choc. J’ai le moral au plus bas. Mon agresseur est en liberté. C’est insupportable ! ».

Voici la confession de la victime Ayashi Moheballah. Revenant sur le film de sa mésaventure, il raconte : « On était assis, chacun buvait tranquillement. J’ai vu le gérant lui servir un cocktail, je lui ai demandé ce que c’était, en lui disant de me faire goûter. Quand le gérant a servi le verre, mon bourreau s’est rapproché pour discuter avec moi, mais il s’exprimait en anglais et moi je ne comprenais rien de ce qu’il disait. Je n’ai même pas vu le coup partir, je n’ai pas réagi. J’ai juste senti le sang couler. Les choses se sont passées en une fraction de seconde ».

L’agresseur prend le temps de monter dans sa voiture et essaie de s’enfuir. S’ensuit une course-poursuite dans les rues de Saly de 2h du matin jusqu’à 3h30. Las de courir dans les rues, et toujours poursuivi par sa victime, l’agresseur se rend de son propre chef, au commissariat de la station.

Deux plaintes déposées contre un « intouchable »

« Au commissariat, j’ai pété un câble. Les policiers que j’ai trouvés sur place m’ont demandé de quitter les lieux. J’ai été traîné par terre, j’ai même reçu des coups de matraque. Ce n’est que vers 4h du matin que je suis allé à l’hôpital pour qu’on me dispense des soins. J’ai même fait un arrêt cardiaque. Mon agresseur a été retenu au commissariat.

A ma grande surprise, il a été remis en liberté le samedi, soit-disant que le week-end était trop long. La police l’a libéré et a gardé sa voiture
», narre Ayashi Moheballah.

Il explique que deux plaintes ont été déposées, l’une au tribunal et l'autre au commissariat de Saly. La victime prétend aussi avoir reçu des propos d’intimidation. « La famille de mon agresseur a voulu négocier. On me dit qu’il est issu d’une famille riche et que c’est un intouchable. C’est une injustice que j’ai vécue au commissariat. Je veux que justice soit faite.
Je n’accepte pas que mon agresseur ne puisse pas rendre des comptes. Il se déclare au-dessus de la justice, mais qu’est-ce qui justifie son acte ?
».

C’est ce que se demande Ayashi Moheballah. Contacté, le commissariat de Police de Saly renseigne que le dossier a été transmis à titre de renseignements. Et ne croyez surtout pas que c’est une histoire belge !





Le Témoin


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