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Seydou Guèye: « Donner au Président Macky SALL une majorité à l’Assemblée nationale pour qu’il puisse poursuivre la courbe de ses bonnes actions »


Rédigé par leral.net le Vendredi 14 Juillet 2017 à 17:54 | | 0 commentaire(s)|

Seydou Guèye: « Donner au Président Macky SALL une majorité à l’Assemblée nationale pour qu’il puisse poursuivre la courbe de ses bonnes actions »

Confiance et sérénité, c’est ce qui se décline à travers cet entretien que M. Seydou GUEYE, ministre, Porte-parole du Gouvernement et de l’Alliance pour la République (APR), a accordé à Sunu Diapora, avant la présentation du Livre blanc « Sénégal émergent 2012-2017, le grand bond » qui met en exergue les réalisations enregistrées au cours des cinq années du Président Macky SALL à la tête du pays, avec une projection sur les deux prochaines années. A la lumière de ce bilan et au regard des perspectives, les Sénégalais devraient de l’avis de Seydou GUEYE, « donner au Président Macky SALL une majorité à l’Assemblée nationale pour qu’il puisse poursuivre la courbe de ses bonnes actions. » 

Sunu Diaspora : Vous venez de sortir un livre blanc intitulé « Sénégal émergent 2012-2017, le grand bond». Pourquoi un tel ouvrage sur le bilan du Président de la République ?

Seydou GUEYE : Je serais tenté de vous donner une formule wolof « Lou défou wakhou, lou aye di ndiambat ». Je pense que c’est un message essentiel en communication, puisque la vie est faite d’actes et de paroles, mais une deuxième réalité est que tout gouvernement, est un gouvernement du verbe et de l’image.

Nous avons pensé qu’après cinq ans, il était utile, pour la qualité de notre débat, de donner aux Sénégalais et aux Sénégalaises, toutes les informations relatives à l’action gouvernementale, parce qu’un gouvernement a pour mission de faire avancer les choses, de les faire bouger.

Et dans la séquence actuelle, on peut convenir que le Président Macky SALL a engagé le Sénégal dans une perspective de progrès social. Ceci est articulé avec le Plan Sénégal Emergent (PSE), qui est le référentiel unique des politiques publiques et qui est structuré autour de grands projets qui ont connu un début de réalisation pour certaines et pour la plupart, qui ont déjà été inaugurées.

On a donc estimé que le moment était opportun de partager avec les Sénégalais, les grandes actions relatives à la transformation structurelle de notre économie, à l’inclusion sociale et au développement du capital humain, et partant, sur la qualité de la gouvernance, la transparence, qui constituent justement les trois axes du Plan Sénégal Emergent (PSE).


Comment ce document a-t-il été préparé du point de vue de son contenu et par rapport à sa réalisation au plan technique ?

Tous les ministères ont envoyé leur contribution, sur la base d’une matrice de recueil d’informations composées de deux grandes catégories. La première concerne les réalisations, du 04 Avril 2012 au 04 Avril 2017, ensuite les perspectives pour les deux prochaines années, 2017-2019. Tous les ministères ont envoyé leur contribution. C’est donc un document du gouvernement. Il n’est pas sorti de notre laboratoire ou de notre propre pensée, mais c’est la synthèse des réalisations du gouvernement.

Quand on a eu ce matériau, on a structuré l’ouvrage en 19 chapitres pour mettre en évidence tout ce qui a été fait et les différentes perspectives. Ensuite, étant un document de communication, la structuration a demandé un effort de working, de message.

Quand on a eu tout ce matériau, on a obéi aux grands principes qui gouvernent la publication d’un document de communication, assurer le suivi en imprimerie, la validation du BAT (Bon à tirer), un processus itératif de validation parce qu’on avait le souci d’être très précis sur ce qui a été dit et fait.

De la même manière, on a eu comme préoccupation de mettre les perspectives en évidence, puisqu'au-delà des 5 ans, il y a encore 2 années qui sont des années de perspectives, et nous avons mis en exergue ce qui semblait utile pour les Sénégalais.

Il y a le Mot du Président, qui est un cadrage de son engagement à conduire le Sénégal vers l’émergence ; Le Mot du Premier Ministre qui a montré comment le Sénégal était résolument engagé dans une perspective de progrès et un Post scriptum que j’ai signé, qui met en exergue les perspectives, en essayant de travailler sur les convergences, car c’est l’option du Président Macky SALL.

Le document porte également sur quatre défis essentiels. Le premier, c’est le défi de la stabilité sociale puisque nous savons tous, aujourd’hui, que le Sénégal est en train de construire la paix en Casamance qui était le plus grand risque dans notre pays. Le Sénégal est en train de construire la paix, dans une société démocratique et plurielle.

Le deuxième défi, c’est le dépassement de la question gambienne, qui était une vraie difficulté pour les différents régimes qui se sont succédé. Un troisième défi, c’est le financement de l’agriculture. Le quatrième, c’est celui de la maîtrise de l’énergie et de la production de l’électricité.

Quand le Président Macky SALL a été élu, ces quatre questions ont été adressées par les Sénégalais comme étant prioritaires, relatives à la stabilité du pays et à notre souveraineté alimentaire et énergétique. Le Président Macky SALL a réussi et chacun de ces quatre défis justifie l’engagement des Sénégalais a lui donner un second mandat.


Le document étant en français, comment comptez-vous en assurer la diffusion, y compris auprès des citoyens sénégalais qui n’ont pas eu la chance d’être alphabétisés en français ?

Nous avons sorti le livre blanc dans son format opuscule. Nous avons fait une déclinaison en une pochette contenant un album photos des réalisations et 7 fiches de synthèse et nous avons accompagné ce document d’éléments audiovisuels en une série de 17 capsules qui sont de petites vidéos qui reprennent, secteur par secteur, les grandes réalisations de ces cinq dernières années.

La possibilité est ainsi offerte à tous les Sénégalais de pouvoir accéder à l’information de façon diversifiée. Ce document a été présenté, à travers une conférence de presse, le vendredi 07 Juillet. Cet ouvrage est également posé comme un élément de débat, car en démocratie, le débat le plus utile est celui qui porte sur la question du sens.

Et ce livre a l’ambition de donner le sens de l’action du Président Macky SALL. Le terme sens étant entendu, dans la double perspective de la direction que le Président Macky SALL a prise, qui met le cap sur l’émergence du Sénégal et la signification des actes qu’il a posés et qui tournent autour de trois fondamentaux ou invariants : l’inclusion sociale, l’équité sociale ou territoriale, la recherche de la performance dans la gestion des finances publiques et la bonne gouvernance comme la mesure de toute action publique.

C’est une matrice qui nous permet de mesurer toute l’action publique. Le Sénégal est résolument engagé vers l’émergence, puisque toutes ces cinq années n’ont été consacrées qu’à construire un Sénégal solidaire, une société de confiance et de vertu.


Peut-on faire le lien entre la sortie de ce livre et le contexte électoral et le considérer comme un support de communication de référence pour les candidats à la députation de Benno Bokk Yaakaar?

C’est un impératif, parce qu’il est évident que le Premier Ministre, choisi comme tête de liste de la coalition, a un avantage comparatif par rapport aux autres candidats, celui de s’appuyer sur l’action du gouvernement pendant ces cinq années.

Effectivement, ce document devra servir de support à nos différents candidats pour leur permettre d’avoir les arguments dans le débat qui est impératif, utile et nécessaire aux Sénégalais et un débat n’est utile que quand il permet aux citoyens de comprendre la perspective qui est ouverte et de pouvoir apporter des réponses.

C’est vrai que ce document vient confirmer un certain nombre de choses que les Sénégalais savent d’abord, par eux-mêmes, dans leurs différentes localités, parce qu’il n’y a pas un seul espace du territoire sénégalais où les Sénégalais qui y vivent ,n’ont pas été impactés par l’action du Président Macky SALL, à travers diverses réalisations dont des pistes de production, dans le cadre du PUDC, l’électrification rurale, la fourniture d’équipements aux femmes pour alléger les travaux domestiques, mais surtout, pour créer les conditions d’une économie rurale.

Il en est de même en matière d’accès à l’eau potable, à travers le volet hydraulique du PUDC. Dans divers secteurs, la même dynamique s’observe en termes de transformation qualitative de la vie des Sénégalais. Dans le secteur de la production agricole, par exemple, sur 5 ans, nous sommes passés de 300.000 tonnes de riz paddy à près d’un million de tonnes par année.

La même tendance s’observe en ce qui concerne l’arachide. On n’entend plus parler dans notre pays de « bons impayés » et on voit de moins en moins de Sénégalais quitter leur localité pour faire du navétane. Avec des programmes comme le PRODAC, c’est le retour vers l’agriculture. Il y a de plus en plus de jeunes et de jeunes, et de jeunes diplômés, qui s’engagent dans l’entrepreneuriat rural.

Donc, ce sont des transformations essentielles. En matière d’infrastructures, les exemples foisonnent. Nous sommes partis de 36 kms d’autoroute en 2012 à plus de 60 kms en 2012, avec une perspective de 221 kms d’autoroute en 2019, à travers le programme de l’autoroute Ila Touba.

Dans le secteur de la santé, plus de 300 ambulances médicalisées ont été affectées aux collectivités locales en 5 ans, en plus d’innovations majeures comme l’option d’un système de protection sociale inclusif et universel qui permet aujourd’hui d’enrôler près de 5 millions d’enfants qui ont été consultés dans le cadre des gratuités de la Couverture maladie universelle.

On pourrait citer la gratuité des dialyses et celle des césariennes, les Bourses de sécurité familiale, avec 300.000 familles qui sont enrôlées et qui bénéficient de transferts financiers, mais aussi de l’accès à la Couverture maladie universelle.

Il y a également des baisses qui sont intervenues améliorant le coût de la vie, et dont la dernière en date est la baisse du coût de l’électricité. On se rappelle que le 28 juin 2012, c’était les émeutes de l’électricité, où des Sénégalais se sont rendus devant des agences de la SENELEC et y avaient mis le feu. Aujourd’hui c’est totalement le contraire.

Et, avec la baisse, c’est avec beaucoup de soulagement et de joie au cœur que les Sénégalais vont s’acquitter du paiement de leurs factures d’électricité. Les exemples foisonnent. Je suis tenté de faire une énumération à la Flaubert, mais nous ne sommes pas dans le quantitatif, nous sommes dans le qualitatif. Les Sénégalais vivent mieux et vivront de mieux en mieux avec ces perspectives intéressantes de découvertes pétrolières et gazières qui font du Sénégal un pays minier.


Quelles sont les perspectives et les opportunités pour les Sénégalais de vivre mieux, à la lumière de ce bilan et des perspectives?

Il y a une belle formule sénégalaise qui dit « Koula diokh agne, boulané dinga rer nga war ko gueume ». Il y a suffisamment d’éléments pour consolider l’espoir. C’est à la faveur de cet espoir que les Sénégalais avaient porté le Président Macky SALL, à travers un vote politique et citoyen, en 2012.

Les perspectives? Le Président en a avancé récemment une, qui porte sur la création et le démarrage des cours de l’Institut National du Pétrole et du Gaz dont la rentrée est prévue en octobre prochain. C’est aussi la prochaine inauguration de l’Autoroute Ila Touba, le démarrage du Train Express Régional (TER) qui modifie les conditions de la mobilité urbaine.

Autant de raisons pour les Sénégalais d’être rassurés. Et je suis convaincu qu’ils donneront au Président Macky SALL, un deuxième mandat, puisqu’ils auront la certitude que pour le Président Macky SALL, le PSE n’est pas seulement une théorie, mais une pensée économique authentique, applicable au Sénégal et réplicable dans d’autres pays.

Sa pensée est centrée autour de l’action mais son action est capable d’anticipation. Et quand vous avez une qualité de leadership de cette nature, matinée dans une gouvernance sobre et vertueuse, vous avez toutes les raisons de rester optimistes par rapport aux perspectives.

Les perspectives, c’est consolider la transformation structurelle de notre pays, qui nous vaut aujourd’hui, un filet social, avec une offre diversifiée des performances économiques, avec une grande efficacité sociale, mais surtout mettre au cœur de l’action publique la prise en charge de l’emploi des jeunes.

Nous avons fait énormément dans ce domaine et selon les dernières statistiques, plus de 300.000 emplois ont été créés en 5 ans. Les perspectives, c’est l’autonomisation des femmes et leur insertion sociale avec les différents financements de projets en leur faveur.

C’est la consolidation de notre démocratie, notamment avec le référendum du 20 mars. Et aujourd’hui, nous pouvons tous convenir que le Sénégal qui était une démocratie majeure, est définitivement consacré, avec ce référendum, comme une démocratie modèle.

En effet, à l’occasion de ce référendum, le Président Macky SALL a fait le choix de renforcer les institutions. Ce qui est une rupture par rapport à la tendance antérieure de fragilisation des institutions puisque sur les 17 réformes constitutionnelles entreprises par l’ancien régime, aucune n’avait pour perspective de renforcer les droits citoyens.

Elles avaient pour objet de renforcer les pouvoirs du Président au détriment des autres sphères sociales, économiques et politiques. Par contre, le Président Macky SALL fait le choix de renforcer les droits des citoyens, en inscrivant dans la constitution le droit de chaque Sénégalais sur les ressources naturelles. Il a préféré renforcer les acteurs de la démocratie, les partis politiques, avec la proposition d’un statut du chef de l’opposition, entre autres mesures de modernisation de la vie publique.

C’est dans cette perspective que s’inscrivent l’élargissement des compétences du Conseil économique qui émet des avis sur diverses questions, celles de l’Assemblée Nationale, notamment en matière d’évaluation des politiques publiques, l’inclusion de Sénégalais qui en étaient exclus, dans la souveraineté nationale par la décision de faire représenter les Sénégalais de la diaspora par 15 députés, une excellente opportunité qui est en corrélation avec sa vision de la Diaspora 15
e région.

Ce sont là des ruptures essentielles dans le mode de gouvernance et la vraie signification des députés de la Diaspora, c’est ramener dans la souveraineté nationale des Sénégalais qui en étaient exclus, alors qu’ils sont des acteurs déterminants du développement du Sénégal, au regard de leur contribution aux plans tant social, économique, culturel que diplomatique.


Justement, quelles sont les initiatives prises en faveur de la Diaspora par le Président Macky SALL, en plus de ses décisions d’en faire la 15e région et de leur réserver 15 postes de députés?

Le Président de la République Macky SALLa  beaucoup fait pour la Diaspora. L’un des premiers actes de gouvernance est que chaque fois qu’il est dans un pays où vivent des Sénégalais, il se donne le temps de les rencontrer et d’échanger avec eux sur leurs préoccupations.

Ce que les Sénégalais apprécient beaucoup. Un autre élément qu’il avait promis de faire et qui était dans le programme « Yonou Yokouté », c’était que de permettre à des Sénégalaises mariées avec des étrangers, de donner à leurs enfants, la nationalité sénégalaise. C’est là une demande de la Diaspora qui a été satisfaite.

Pour les femmes de la Diaspora par exemple, le Président a fait passer le Fonds d’Appui à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur (FAISE) de 300 millions à 300 milliards de francs Cfa. Et le financement a été impulsé, à partir de tout ce qui a été collecté au titre de la reddition des comptes et ensuite, de dotations budgétaires, qui ont permis d’institutionnaliser cette dynamique.

Le processus s’est déroulé à travers le monde, et dans tous les pays où vivent des Sénégalais, il y a eu des rencontres d’échanges et une gestion transparente puisque passant par des procédures assez éprouvées. Et on ne peut pas reprocher au système d’être partisan, puisqu’il concerne tous les Sénégalais.

De la même manière, le Président a donné des instructions fortes en matière de politique d’habitat Parmi celles-ci, la réservation, au profit de la Diaspora, d’un quota dans tous les projets et programmes sociaux, l’accompagnement de toutes les initiatives de la Diaspora pour accéder à l’habitation, qui vont donner naissance aux Cités de la Diaspora qui sont des espaces aménagés avec un standard.

Et des promoteurs sont en train de travailler à donner plus de pérennité à cette politique puisque certains projets portent, au-delà de l’offre d’habitat social, sur une offre d’insertion sociale et de professionnalisation. Ainsi, à côté des cités, il est prévu de développer des espaces de travail, que ce soit des industries ou de l’agriculture, pour permettre un bon retour et une bonne insertion. Ce n’est pas une coïncidence si la Diaspora a été érigée en 15
e région et qu’elle bénéficie de 15 députés. C’est une marque de considération pour la Diaspora.


Justement à propos de Dakar, êtes- vous optimiste, quant aux chances de la coalition de Benno Bokk Yakaar?

Au niveau du département de Dakar, s’il y avait une tendance favorable au maire Khalifa SALL, elle est en train de s’inverser. Le point de départ de cette inversion, c’est le référendum. Le maire Khalifa SALL qui avait opté pour le Non a été battu, puisque des maires qui étaient avec lui, avaient décidé de soutenir le camp du Oui.

Et aujourd’hui, on peut décompter 12 maires de Taxawu Ndakarou, qui sont dans le camp de Benno Bokk Yakaar. Et d’ailleurs, la mise en place des comités électoraux le prouve, puisque partout où nous avons des maires dans Dakar c’est le maire qui est coordonnateur du comité électoral. Donc c’est vérifiable.

Cette tendance en faveur du Benno s’est encore illustrée à l’occasion de l’élection du HCCT. Nous étions partis avec un handicap de près de 800 voix. C’était une élection de second collège, et ce sont les conseillers municipaux qui devaient voter et nous nous sommes retrouvés à la fin battus par un écart de 74 voix.

Ce qui veut dire que si on avait gagné 35 conseillers de plus, on aurait remporté à Dakar les élections pour le HCCT. Donc à Dakar, ce ne sera pas facile, mais ce n’est pas impossible et nous sommes convaincus qu’au soir du 30 juillet, la victoire de Dakar sera pour le camp de BBY.


Quels messages délivrez-vous à vos candidats et à vos militants, de l’APR comme de vos alliés de BBY ?

Le premier message que je voudrais donner, c’est d’appeler à la sérénité pour ces élections. Nous avons la responsabilité de développer et de construire le pays, et quand des Sénégalais vous confient le pouvoir, ce qu’ils attendent de vous, c’est de la sérénité et c’est de l’action.

Le Président Macky SALL a bien agi au profit et pour le compte des Sénégalais avec une préoccupation centrale de justice et d’équité sociale. A mes camarades de l’APR, il faut que chacun d’entre nous se considère comme étant investi. L’enjeu n’est pas un enjeu local. Même si les dynamiques électorales ont une connotation locale, l’enjeu est de portée nationale, puisqu’il s’agit de donner au Président Macky SALL, une majorité à l’Assemblée nationale pour qu’il puisse poursuivre la courbe de ses bonnes actions.

Face à nous, nous avons des adversaires qui veulent le chaos, le blocage du pays. Je pense que c’est manifeste, à travers l’émiettement du camp d’en face, puisqu’on peut considérer que sur les 47 listes, les 46 sont de l’opposition. Alors qu’en ce qui nous concerne, nous sommes motivés et guidés que par le Sénégal, et notre slogan de campagne c’est « Ligey nguir Sénégal » alors que les autres ne sont préoccupés par d’autres questions que je m’interdirais de qualifier.

Donc j’en appelle à un engagement total pour donner au Président Macky SALL une majorité à l’Assemblée Nationale puisque nous estimons que c’est la bonne décision pour que l’on puisse atteindre l’émergence. Il y a une question centrale aujourd’hui, le Plan Sénégal Emergent (PSE) n’est plus une propriété du pouvoir, mais un élément du patrimoine national puisque c’est le référentiel unique de nos politiques publiques.

Nos amis d’en face ne discutent pas de ces questions économiques. Ils débauchent beaucoup d’énergie sur la question de la loi qui a aménagé le vote, puisque devant la difficulté pratique d’organiser le vote avec 47 listes, il y a eu débat entre citoyens et finalement la CENA, qui est dans son rôle et à sa place, a initié un processus de consultation pour arrêter un consensus, qui a été acté et l’Etat a proposé un projet de loi pour aménager le vote en ayant comme préoccupation centrale, de maintenir le secret du vote.

Et la dernière loi qui a été votée, ne fait obligation à l’électeur que de prendre au moins 5 bulletins sur 47 et, dans ces conditions-là, le secret du vote est garanti. Donc, si on a le souci du confort de l’électeur et de l’efficacité du système, on devrait applaudir des deux mains et adhérer à ce système puisqu’il sauvegarde le secret du vote, renforce le confort de l’électeur dans l’accomplissement de cette souveraineté, puisque c’est lui qui décide de qui va le représenter.

Donc j’appelle à plus de sérénité, à plus de sérieux et à plus de considération pour l’électeur sénégalais. Je pense que de temps en temps, il est important que les acteurs politiques arrêtent de penser à eux-mêmes, à leurs ambitions et à leurs carrières mais se posent la question du citoyen. En tout cas, pour l’Etat du Sénégal et pour le Président Macky SALL, le citoyen sénégalais est au cœur de son processus décisionnel et de son ambition, dans une perspective de lui donner toute sa dignité, de lui garantir l’inclusion sociale et de lui permettre d’exprimer ses droits en toute démocratie.

 Entretien: diasporamagazine.info (sunudiaspora)




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