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Situation politique délétère au Mali: Moustapha Cissé Lo s'indigne...

Le député Moustapha Cissé Lo sort du bois et, c'est cette fois-ci, pour émettre un avis sur le récent coup d'État ( de force, c'est selon) qui a perdu le Président de la République Ibrahim Boubacar Kéita ( IBK). Le Président sortant du Parlement de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) qui bannit et condamne tout usage de la force pour renverser des pouvoirs démocratiquement élus, plaide pour un retour à l'ordre constitutionnel.


Rédigé par leral.net le Dimanche 30 Août 2020 à 19:52 | | 0 commentaire(s)|

Situation politique délétère au Mali: Moustapha Cissé Lo s'indigne...
« Nous avons suivi avec beaucoup d'attention la situation géopolitique qui prévaut au niveau de la République sœur du Mali. Je condamne fermement cette prise du pouvoir par les militaires. Je suis d'avis qu'aucun Président de la République démocratiquement élu ne doit pas être retiré du pouvoir comme cela vient de se passer au Mali. J'ai eu à défendre cette position lorsque j’étais à la tête du Parlement communautaire », a rappelé l’ex-président du parlement de la Cedeao, Moustapha Cissé Lo.

Le pouvoir, insiste-t-il, appartient au peuple qui le délègue selon un agenda bien établi. Et, ce sont les peuples qui font et défont ceux qui dirigent leurs destinées. « Alors, je demande à la junte militaire malienne de rendre le pouvoir dans les plus brefs délais aux civils. Leur place n'est pas au Palais Koulouba. Mais, dans les casernes. On n'a pas vraiment besoin d'un pouvoir kaki dans ce pays et, par ricochet, dans aucun pays d'Afrique pour se gouverner ", s'est expliqué le Moustapha Président Cissé Lo.

Ainsi, il lance un vibrant aux responsables des institutions communautaires (Commission de la CEDEAO et le Parlement de la CEDEAO, etc.) pour le maintien des acquis :"Des avancées significatives ont été faites lors de mon passage à la tête du Parlement de la CEDEAO. Dans le cadre des visites et autres réunions délocalisées que nous avions eu à procéder, le Mali était au cœur de nos préoccupations. Nous étions sur les points chauds (Kidal, Gao, Mopti, notamment) pour avoir une meilleure intelligence de cette crise afin d’aider et d’apaiser les tensions. Nous avons aussi beaucoup travaillé pour un rapprochement des différents protagonistes de la crise ».

Sur ce, il exhorte son successeur à poursuivre ce travail afin d'aboutir à une meilleure stabilité de ce grand pays d'Afrique de l'Ouest.




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