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Sous la houlette de Momar Nguer : TotalEnergies Marketing Côte d’Ivoire conserve sa note A+(WU), avec perspective stable

TotalEnergies Marketing Côte d’Ivoire confirme la solidité de son profil de crédit. À l’issue du dernier cycle d’évaluation couvrant la période récente, l’agence de notation GCR a reconduit la note d’émetteur de long terme A+(WU), attribuée à la filiale ivoirienne du groupe pétrolier international. La perspective demeure stable, tandis que la note de court terme est maintenue à A1(WU).


Rédigé par leral.net le Mardi 27 Janvier 2026 à 13:08 | | 0 commentaire(s)|

Cette décision traduit, selon GCR, une structure financière maîtrisée et une position concurrentielle robuste sur le marché ivoirien de la distribution de produits pétroliers.

Une flexibilité financière globalement solide

L’agence met en avant un endettement jugé soutenable, avec un ratio dette/EBITDA ressortant à 0,57x en 2024, confirmant une trajectoire relativement stable sur les dernières années. La couverture des charges d’intérêts demeure particulièrement confortable, portée par des revenus financiers capables d’absorber les frais financiers.

Cependant, tout n’est pas exempt de fragilités. Les flux de trésorerie après investissements et dividendes restent insuffisants pour couvrir intégralement le remboursement de la dette. En 2024, le ratio des flux de trésorerie discrétionnaires sur dette brute s’établit à 11%, ce qui traduit une pression persistante sur la génération de liquidités.

GCR anticipe le maintien d’une stratégie d’endettement prudente à court terme. Néanmoins, la politique de distribution de dividendes combinée aux besoins d’investissement pourrait continuer à peser sur la capacité de désendettement.

Leadership consolidé sur un marché concurrentiel

Avec 20% de part de marché en 2024, TotalEnergies Marketing Côte d’Ivoire demeure le leader d’un secteur fortement concurrentiel dominé par une dizaine d’acteurs majeurs. Cette position repose sur une offre diversifiée : carburants, GPL, lubrifiants, services d’entretien automobile, restauration et services digitaux.

Son maillage territorial dense constitue un atout déterminant, lui permettant d’enregistrer les volumes de ventes les plus élevés du réseau national.

L’appui du groupe TotalEnergies joue également un rôle structurant. Les accords d’assistance technique et de conseil renforcent la crédibilité financière et la compétitivité opérationnelle de la filiale ivoirienne. Pour GCR, ce soutien représente un facteur clé de crédit.

Croissance soutenue mais marges sous pression

En 2024, le chiffre d’affaires progresse de 7% pour atteindre 621 milliards FCFA, contre une croissance limitée à 1% en 2023. Cette accélération s’explique principalement par un effet prix dans un contexte inflationniste marqué par les tensions internationales sur les marchés énergétiques.

La stratégie d’expansion du réseau et le développement du GPL, soutenus par des investissements significatifs, devraient continuer à porter la croissance. Par ailleurs, le dynamisme attendu des secteurs agricole et industriel ainsi que les projets d’infrastructures constituent des relais favorables.

Toutefois, la rentabilité demeure contrainte. La marge brute recule à 3,2%, en dessous de la moyenne historique de 4%, tandis que la marge nette reste limitée à 1,5%, affectée par le caractère régulé des prix.

Une liquidité encore fragile

Le principal point de vigilance identifié par GCR concerne le profil de liquidité. Sur un horizon de 12 mois, la couverture des besoins par les ressources disponibles demeure inférieure à 100%, ce qui traduit une situation de liquidité modeste.

Les besoins de financement liés au développement et aux dividendes pourraient accentuer cette tension à court terme.

Les scénarios d’évolution de la notation

Un relèvement de la note serait envisageable en cas :

d’augmentation significative des parts de marché,

de progression durable des revenus et des marges,

d’amélioration de la flexibilité financière,

ou d’un renforcement substantiel des sources de liquidité.

À l’inverse, un abaissement pourrait intervenir en cas :

d’érosion marquée et durable des revenus et des marges,

de hausse non maîtrisée de l’endettement,

de dégradation de la flexibilité financière,

ou d’affaiblissement supplémentaire de la liquidité, notamment en raison d’une politique de dividendes jugée non soutenable.

( Les News )