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Supporters sénégalais détenus au Maroc : un appel diplomatique pour le respect des droits humains

La situation des supporters sénégalais arrêtés et incarcérés au Maroc continue de susciter une profonde inquiétude. Mamadou Ndiaye, ambassadeur des droits de l’homme au Sénégal, a lancé un appel fort et responsable en faveur d’une issue rapide, juste et respectueuse des droits fondamentaux des jeunes concernés. Dans cet esprit, il invite l’ambassade du Royaume du Maroc à Dakar à intervenir auprès des autorités compétentes de son pays afin de favoriser la libération des supporters sénégalais, dans le respect des relations historiques et fraternelles qui unissent le Sénégal et le Maroc.


Rédigé par leral.net le Jeudi 12 Février 2026 à 15:55 | | 0 commentaire(s)|

Mamadou Ndiaye estime toutefois que la gravité de la situation exige une réponse plus structurée. Il appelle l’État du Sénégal à dépasser le cadre des démarches consulaires classiques et à mettre en place une délégation officielle au Maroc, composée de représentants étatiques et de défenseurs des droits humains, pour assurer une protection effective des jeunes Sénégalais détenus.

Par ailleurs, l’ambassadeur des droits de l’homme interpelle respectueusement le Professeur Aïssatou Sow Sidibé, présidente du Comité national des droits de l’homme (CNDH), afin qu’elle use de son autorité institutionnelle pour veiller au strict respect des droits des Sénégalais arrêtés au Maroc, conformément aux engagements internationaux du Sénégal et aux principes universels des droits humains.

Parmi les préoccupations majeures figurent les conditions de communication entre les détenus et leurs familles. L’imposition de l’usage exclusif du français lors des échanges téléphoniques, alors que la majorité des concernés et de leurs proches s’expriment principalement en wolof, créerait une incompréhension totale et empêcherait les détenus d’exposer clairement leur situation carcérale.


Ces alertes s’ajoutent à d’autres difficultés signalées dans la procédure judiciaire, notamment l’accès limité aux dossiers, les restrictions à la communication avec les conseils juridiques et des entraves à l’accès aux juridictions compétentes.

Mamadou Ndiaye, Ambassadeur de la Paix et des Droits de l’Homme

Ousseynou Wade