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Surf: A la découverte de Khadjou Sambe, celle qui dompte les vagues californiennes !

Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre une Sénégalaise qui fait du surf. Khadjou Sambe fait partie de ces rares femmes qui vont se percher sur les vagues. Ses origines, son histoire tout est lié à l’eau. Des plages de Ngor à ceux de la Californie, Sambe est la « reine des vagues ».


Rédigé par leral.net le Vendredi 8 Février 2019 à 16:57 | | 0 commentaire(s)|

Khadija Sambe affectueusement appelé Khadjou est née dans le village de pêcheurs dakarois, Ngor. Même si la mer lui était accessible, ses parents se sont opposés à son envie de faire du surf. Alors qu’elle était âgée de 20 ans, Khadjou utilisait plusieurs astuces pour s’adonner à sa passion.

«Quand j’ai commencé à surfer, beaucoup de gens m’ont dit d’arrêter, d’autres ont dit que ce n’était pas quelque chose pour les filles», a déclaré Sambe au PRI the world.« Mais je n’ai pas écouté, j’ai continué. Je sautais par la fenêtre et à mon retour, je disais non, j’étais ici, je faisais la sieste», dit-elle.

Pour celle qui a quitté l’école très tôt (13 ans), la chance de faire sa passion lui est venu en 2014, alors que son actuel coach Rhonda Harper et un de ses collègues ont lancé un concours international réservé aux surfeurs d’ascendance africaine. Une occasion qui est venue après 7 ans de travail comme enseignante de surf à Dakar. Elle va rejoindre les Black Girls Surf Associationn avec comme objectif une qualification aux Jeux olympiques 2020.

«Nous avons commencé à regarder à travers l’Afrique de l’Ouest et je viens d’arriver dans ce camp appelé Malika Surf Camp et il y avait une femme noire sur ces photos tenant une planche de surf», dit Harper. 

«Immédiatement, je me suis excité. D’accord, c’est le Sénégal, faisons ceci. Son style de surf, sa capacité à lire les vagues, est incomparable», déclare Harper à propos du surf de Sambe. « Elle surfe aussi bien que les hommes. »

Selon son coach Harper, le plus gros obstacle pour les surfeurs talentueux comme Sambe qui souhaitent surfer de manière professionnelle, est de disposer de suffisamment d’argent pour participer à des tournois qualificatifs à travers le monde. Un surfeur moyen dépense entre 50 000 et 60 000 dollars par an en déplacements, en frais et en équipement, estime M. Harper.

«C’est un sport d’élite et il doit y avoir un changement», dit-elle.

Mais la participation à ces compétitions est la clé du rêve de Sambe de représenter le Sénégal aux Jeux olympiques de 2020. Pour que Sambe puisse se qualifier, elle doit se rendre dans des endroits comme le Japon et le Pérou, ce que la surfeuse sénégalaise ne peut faire seule. Donc, son entraîneur, Harper, collecte maintenant des fonds via GoFundMe et Facebook, afin que Sambe puisse voyager pour concourir et gagner les points nécessaires pour être en lice.

Pendant son séjour en Californie, le programme d’entraînement de Sambe consiste à trouver des vagues sur la côte californienne, de la plage de Santa Cruz au nord de la Californie à Venise et à San Diego. Son visa de six mois est sur le point d’expirer et elle retournera chez elle à Dakar, au Sénégal.
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wiwsport.com avec PRI’s the world

 

 
 




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