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Société

« Taper », le style capillaire qui conquiert la jeunesse dakaroise

Du lycée Jean Mermoz au marché Petersen, un phénomène de mode nourri par les réseaux sociaux

Rédigé par leral.net le Dimanche 4 Octobre 2026 à 16:38 |

Du Lycée Jean Mermoz aux Almadies, en passant par Ngor et le marché Petersen, un phénomène capillaire s'impose chez les jeunes Dakarois. Baptisé « Taper », ce style tire son inspiration des réseaux sociaux et de la culture afro-américaine. S'il fait tourner le commerce des salons de coiffure, il suscite aussi des interrogations chez certains parents.


« Taper », le style capillaire qui conquiert la jeunesse dakaroise
Il est onze heures, l'heure de la pause au Lycée Jean Mermoz. Entre deux cours, les élèves se croisent dans la cour, et un détail attire l'attention : une coupe de cheveux revient sans cesse, arborée par de nombreux garçons. Il s'agit du « Taper », un style capillaire qui a gagné du terrain ces derniers mois parmi la jeunesse dakaroise, selon Le Soleil.
Ce phénomène ne se limite pas aux abords du lycée. On le retrouve aux Almadies, à Ngor, mais aussi dans des quartiers plus populaires comme celui du marché Petersen. Signe que la tendance traverse les catégories sociales et les générations de jeunes, sans distinction de quartier ou de milieu.
Une inspiration venue d'ailleurs
Le style « Taper » puise ses racines dans la culture afro-américaine, rapporte Le Soleil. Il s'est répandu à Dakar à travers les réseaux sociaux, où des influenceurs et des célébrités exhibent cette coupe caractérisée par des contours dégradés et une finition soignée sur les côtés de la tête.
Les plateformes numériques jouent ainsi un rôle central dans la diffusion de cette mode capillaire. Les jeunes Dakarois, très connectés, s'inspirent des tutoriels et des publications qu'ils consultent en ligne avant de se rendre chez leur coiffeur pour reproduire le même rendu.
Une aubaine pour les coiffeurs
Ce nouvel engouement profite directement aux professionnels de la coiffure. Les salons spécialisés dans les coupes masculines enregistrent une hausse de leur clientèle, portée par cette demande croissante pour le « Taper ». Les commerçants qui vendent les produits capillaires associés à l'entretien de cette coupe tirent eux aussi profit de la tendance.
Ce phénomène s'inscrit dans une dynamique économique plus large où la mode et le style de vie des jeunes génèrent des opportunités commerciales pour tout un écosystème de petits métiers urbains, des barbiers aux vendeurs de produits de beauté.
Des réticences chez certains parents
Si les jeunes plébiscitent ce style, il ne fait pas l'unanimité du côté des familles. Certains parents, rapporte Le Soleil, expriment des inquiétudes face à cette mode capillaire, qu'ils perçoivent comme une influence étrangère supplémentaire sur les habitudes de leurs enfants.
Ces réserves traduisent un débat plus ancien autour de l'adoption par la jeunesse sénégalaise de codes esthétiques venus d'ailleurs, entre volonté de suivre les tendances mondiales et attachement de certains aînés à des repères culturels jugés plus proches des valeurs locales.
Un phénomène générationnel
Au-delà des réticences, le « Taper » illustre la manière dont la jeunesse urbaine sénégalaise se saisit des outils numériques pour façonner ses propres codes identitaires. Ce style capillaire devient un marqueur social fort, un signe de reconnaissance entre pairs, dans les cours de lycée comme dans les quartiers populaires.
Le phénomène, encore en pleine expansion selon les observations rapportées par Le Soleil, pourrait continuer de se développer tant que les réseaux sociaux resteront le principal vecteur de diffusion des tendances mode chez les jeunes Dakarois.



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