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Tchad : Max Kemkoye dénonce une justice « instrumentalisée » un mois après sa grâce présidentielle

L'opposant tchadien appelle le chef de l'État à agir contre les injustices judiciaires

Rédigé par leral.net le Dimanche 27 Septembre 2026 à 11:00 |

Au Tchad, un mois après sa libération, l'opposant Max Kemkoye, porte-parole de l'ex-Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), dénonce ce qu'il qualifie d'instrumentalisation de la justice et appelle le chef de l'État à s'impliquer personnellement pour mettre fin aux injustices, selon RFI.


Au Tchad, un mois s'est écoulé depuis la libération de huit leaders du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), une coalition d'opposition condamnée à huit ans de prison en mai dernier avant de bénéficier d'une grâce présidentielle. Parmi ces figures, Max Kemkoye, porte-parole de l'ex-GCAP et président de l'Union des démocrates pour le développement et le progrès (UDP), revient publiquement sur cette période et sur les conditions de sa libération, selon des propos rapportés par RFI.
L'opposant tchadien dénonce ce qu'il appelle une « instrumentalisation » de la justice dans son pays. Selon ses déclarations relayées par la radio française, il estime que le traitement judiciaire réservé à lui et à ses coaccusés relevait davantage de considérations politiques que d'un véritable examen des faits qui leur étaient reprochés.
Un appel direct au chef de l'État Max Kemkoye ne s'arrête pas à un simple constat. Il interpelle directement le président de la République tchadienne, l'appelant à s'impliquer personnellement pour mettre un terme aux injustices qu'il dénonce. Cette démarche traduit, selon les éléments rapportés, une volonté de porter le débat au sommet de l'État, en misant sur une intervention présidentielle pour corriger ce qu'il perçoit comme des dysfonctionnements dans l'appareil judiciaire.
La condamnation initiale à huit ans de prison, prononcée en mai, avait suscité des réactions dans les milieux de l'opposition tchadienne. La grâce présidentielle accordée par la suite avait permis la libération des huit leaders du GCAP, mettant fin, du moins temporairement, à leur incarcération. Mais pour Max Kemkoye, cette grâce ne suffit pas à effacer ce qu'il considère comme une utilisation politique de la justice contre des opposants.
Des zones d'ombre qui persistent Les déclarations de l'opposant, telles que rapportées par RFI, ne détaillent pas précisément les mesures concrètes qu'il attend du chef de l'État, ni les recours envisagés pour obtenir ce qu'il qualifie de réparation des injustices subies. La source primaire ne mentionne pas non plus de réaction officielle des autorités tchadiennes à ces accusations à la date de publication de l'article.
Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de tensions entre pouvoir et opposition au Tchad, où plusieurs figures politiques ont, par le passé, fait l'objet de poursuites judiciaires contestées par leurs soutiens. La sortie de Max Kemkoye relance ainsi le débat sur l'indépendance de la justice tchadienne et sur la place réservée aux voix dissidentes dans le paysage politique du pays.
Aucune précision supplémentaire n'a été communiquée, à ce stade, sur d'éventuelles suites judiciaires ou politiques à ces déclarations.



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