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Témoignages de ses présumés complices: Les officiels brésiliens lavent Lamine Diack


Rédigé par leral.net le Jeudi 16 Août 2018 à 10:51 | | 0 commentaire(s)|

Les choses sont peut-être en train de s’arranger pour l’ancien ministre des Sports sénégalais. Interdit de sortie du territoire français depuis plus de deux ans, Lamine Diack a enfin reçu une bonne nouvelle.

En effet, l’ancien gouverneur de Rio de Janeiro Sergio Cabral a démenti les propos qui lui ont été prêtés par le rapport des enquêteurs, dans cette affaire qui n’a pas fini de secouer l’athlétisme mondial. Vendredi dernier, Cabral a témoigné devant la Cour fédérale de son pays. Au vu de sa déposition, tout porte à croire que l’ancien président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (Iaaf) est véritablement victime d’un sordide complot.

En tout cas, l’ancien officiel brésilien, sur qui les enquêteurs avaient bâti leur rapport à charge contre Lamine Diack, a nié avoir corrompu notre compatriote pour l’organisation des Jeux Olympiques Rio 2016. Il a même taxé de raciste, l’argumentation des enquêteurs qui soutiennent « l’achat des votes africains », allant même jusqu’à parler d’accusation injuste. Mieux, dans son témoignage devant la Cour fédérale, Cabral a déclaré qu’il n’a rencontré Lamine Diack qu’une fois « Avec tout le respect que je vous dois, votre rapport ressemble à un préjugé racial. Je le dis, cette affirmation selon laquelle les Africains se sont réunis pour vendre leurs voix, est un préjugé raciste », dit-il.

Et de dire qu’il n’a jamais eu à corrompre Lamine Diack. « Je n’ai rencontré Lamine Diack qu’une seule fois. C’était lors d’une réunion et il y avait plusieurs participants et donc, sans aucune intimité

Après le témoignage aux allures d’attaque de Cabral, le procureur de la Cour fédérale, Stanley Valeriano, a répliqué. Et c’est pour dire à celui-ci que la Cour sait ce qu’elle a à faire et qu’elle n’a pas de leçon à recevoir. « La cour n’élit pas de thèses, elle travaille sur des faits discutés pendant des mois », a rétorqué le procureur.

Poursuivant, le ministère public fédéral noté que Sergio Cbaral a ordonné l'achat du vote de Lamine Diack, membre africain du Comité international olympique (Cio). Le paiement de 2 millions de dollars, selon la plainte, a été négocié par Carlos Arthur Nuzman, alors président du Comité olympique brésilien, et représenté par l'homme d'affaires Arthur Soares, le roi Arthur, l'ami personnel de Cabral. Interrogé à son tour, Carlos Arthur Nuzman a aussi blanchi Lamine Diack. Puisqu'il soutient n'avoir "jamais négocié l'achat de votes".

C'est aussi ce qu'a fait savoir l'ancien directeur des Opérations du comité de Rio 2016, Leonardo Grynaer. Devant le juge, il a nié toute participation au prétendu programme d’achat de votes pour le choix de Rio pour l'organisation des Jeux Olympiques "Je n'ai pas négocié pur les votes, je ne me suis pas impliqué et je ne connais aucune forme d’achat de voix. Je n'ai eu des contacts avec aucun des accusés", a-t-il déclaré à l'ouverture de l'audience, jeudi 9 août. Mais ce n'est pas pour décourager le procureur, qui a insisté sur des mails dans lesquels Lamine Diack se plaint de l'absence de paiements. Sur ce point encore, Gryner a blanchi Lamine Diack.




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