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Traite des personnes à Rosso : un gérant d’auberge déféré pour exploitation sexuelle et proxénétisme

Un individu a été présenté au parquet après le démantèlement d’un réseau présumé d’exploitation sexuelle dans une auberge à Rosso. L’enquête met en lumière des faits graves de traite des personnes, impliquant des victimes sénégalaises et étrangères.


Rédigé par leral.net le Mercredi 22 Avril 2026 à 10:53 | | 0 commentaire(s)|

Traite des personnes à Rosso : un gérant d’auberge déféré pour exploitation sexuelle et proxénétisme
La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT), relevant de la Direction de la Police aux frontières (DPAF), a procédé, le 20 avril 2026, au défèrement d’un individu impliqué dans une affaire présumée de traite des personnes à des fins d’exploitation sexuelle.

Cette interpellation fait suite à une opération menée par le Commissariat spécial de Rosso, ayant permis l’identification de plusieurs femmes, de nationalités sénégalaise et étrangère, soupçonnées d’exercer la prostitution au sein de l’auberge « Le Walo », située à Rosso-Sénégal.

Auditionnées par les enquêteurs, les intéressées ont confirmé exercer des activités de prostitution dans cet établissement. Elles ont déclaré être hébergées par le propriétaire des lieux, moyennant une redevance journalière fixée à 16 000 FCFA, incluant la possibilité de recevoir des clients sur place.

L’enquête a pris une tournure plus grave avec les révélations de l’une des femmes, qui affirme avoir été recrutée au Nigéria avant d’être contrainte à la prostitution. Selon ses déclarations, une complice du mis en cause lui aurait imposé le remboursement d’une dette fictive de trois millions de FCFA, prétendument liée à des frais de voyage inexistants — un mode opératoire caractéristique des réseaux de traite.

Entendu par les enquêteurs, le suspect a partiellement contesté les faits. S’il reconnaît être le propriétaire de l’auberge et percevoir les frais journaliers, il soutient que les femmes y exercent de leur plein gré. Il a néanmoins admis exploiter l’établissement sans agrément délivré par le ministère du Tourisme, bien qu’il affirme disposer d’une licence de vente de boissons alcoolisées.

Au terme de sa garde à vue, il a été déféré devant le Procureur de la République pour traite des personnes, proxénétisme, incitation à la débauche, association de malfaiteurs et exploitation d’un établissement sans autorisation.

Les investigations se poursuivent afin de démanteler l’éventuel réseau et d’identifier d’autres complices impliqués dans cette affaire.