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Trempée dans le feu, le sang et la poussière des années 90 en Casamance : Général de Brigade (2S) Messa Cellé Ndiaye de cette génération redoutable d’officiers du Bataillon des Commandos

Rédigé par leral.net le Lundi 16 Février 2026 à 19:32 | | 0 commentaire(s)|

Le Général de Brigade (2S) Meïssa Cellé Ndiaye est issu de cette génération redoutable d’officiers du Bataillon des Commandos, une génération trempée dans le feu, le sang et la poussière des années 90, en Casamance. Une génération qui a forgé des chefs de guerre, des meneurs d’hommes, des soldats, pour qui l’ordre n’était pas un mot, mais un serment.


Trempée dans le feu, le sang et la poussière des années 90 en Casamance : Général de Brigade (2S) Messa Cellé Ndiaye de cette génération redoutable d’officiers du Bataillon des Commandos
À ses côtés se dressaient des noms devenus légendaires : le Général d’Armée Cheikh Wade, ancien CEMGA et le Capitaine Gormack Niang, tombé les armes à la main à Sikoum, le 22 novembre 1995, lors de l’opération Tonnerre, alors qu’une brillante carrière s’ouvrait devant lui.

Lieutenant puis Chef de section, Messa Ceïllé Ndiaye s’impose très tôt comme un combattant et un meneur d'hommes hors pair. Il était toujours là où le danger est le plus dense. Là où l’homme est mis à l’épreuve.

‎C’est donc sans surprise qu’il se voit confier le commandement de la 1ère Compagnie Codos, unité d’élite spécialisée dans les missions aéroportées. ‎Durant ces années de feu, le Capitaine Meïssa Cellé Ndiaye prend part à toutes les opérations majeures.

Opération Guinarou - Avril 1995

‎Objectif : reprendre le contrôle du triangle Santhiaba Mandiack – Effock – Youtou, devenu un couloir de mort.
‎Avant même le déclenchement de l’opération, l’ennemi frappe durement :
‎- 3 soldats tombent le 5 avril 1995
‎- Puis, lors d’une tentative d’ouverture de l’axe Djirack-Santhiaba pour ravitailler la position, 3 autres commandos sont tués.
‎Bilan : 6 morts, plusieurs blessés, et une urgence absolue de riposte.
‎Comme le rapporte "Les Commandos, une unité de gloire. De la création à l’apogée"
‎" Il suffisait que Meissa Cellé Ndiaye, Gormack Niang ou Cheikh Wade lèvent le petit doigt, pour que les hommes exécutent l’ordre sans hésiter. "
‎Preuve s'il en était, de la confiance de leurs éléments.
‎Au final, l'opération est une réussite totale même si elle fut très éprouvante

‎Opération Foudre - 22 octobre 1995

‎Mission : Détruire la base ennemie de Tenhat.
‎La 1ère Compagnie est commandée par le Capitaine Meïssa Cellé Ndiaye.
‎Une opération menée avec précision, rapidité et détermination.

‎Opération Tonnerre -22 novembre 1995

‎Objectif : Anéantir la base de Sikoum.
‎La 3ᵉ Compagnie y perd son chef, le Capitaine Gormack Niang, fauché en plein combat.
‎La 1ʳᵉ Compagnie, elle, est toujours menée par Meïssa Cellé Ndiaye, fidèle à son poste, fidèle à ses hommes.

‎‎Après ces campagnes, Meïssa Cellé Ndiaye poursuit son ascension au sein du Bataillon des Commandos :
‎Chef BOI, Officier adjoint, puis Chef de Corps du 12ᵉ Bataillon d’Instruction de Dakar-Bango.

‎C’est depuis le Camp Déh Momar Gary, qu’il est proposé au Président Macky Sall, comme Aide de camp.

Voilà ce que disait l'ancien président de la République à ce propos : "Quand je l’ai connu, il était commandant. Il était mon aide de camp comme Premier ministre.

Pour la petite histoire, quand je cherchais un aide de camp, on m’a donné trois noms comme ça. Il se trouve que lui, il est né la même année que moi. Finalement, j’ai dit : ‘Bon, je prends celui-là. Il s’appelle commandant Meïssa Cellé Ndiaye.

À un officier,je lui ai demandé si tu connais tel. Il me répond : ‘Oui, très bien’. L’officier devenu général ajoutera : "Est-ce qu’il pourra se civiliser ?
"

À la question du chef de l’État : «C’est quoi se civiliser ?», l’officier répond : "C’est-à-dire qu’il est tellement commando. Il a le couteau tout le temps, avec la tenue kaki."

Après 20 ans de compagnonnage, Macky Sall retient de son aide de camp, "un homme de terrain, un homme qui a l’esprit commando".





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