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« Trop » de stations d’essence à Joal-Fadiouth : Les populations réclament plutôt des sapeurs pompiers et un commissariat de police

Les habitants de Joal-Fadiouth sont en colère. A l’origine de leur courroux, les attributions par le Conseil municipal d’autorisations de construction tous azimuts à des tiers. C’est le maire Boucar Diouf, qui, a la tête de la mairie depuis 2014, est directement indexé. "Le Témoin"


Rédigé par leral.net le Samedi 17 Juillet 2021 à 09:01 | | 0 commentaire(s)|

« Trop » de stations d’essence à Joal-Fadiouth : Les populations réclament plutôt des sapeurs pompiers et un commissariat de police
Dans la cité de Mama Nguedj (le génie tutélaire de la ville), les habitants commencent en effet à être excédés par une présence « excessive » de stations d’essence, des dizaines au total, formant sur la plage une ligne à perte de vue.

C’est dans ces lieux que les piroguiers à moteur viennent s’approvisionner régulièrement en carburant. Joal, qui abrite le premier quai de pêche de débarquement de pélagiques du pays, a certes besoin de stations pour alimenter les pirogues, conviennent les jeunes, qui n’en estiment pas moins que tout excès est nuisible.

« Nous déplorons ce qu’a fait la mairie. Nous avons fait un constat amer. Aujourd’hui, dans notre ville, les lieux de vente de carburant poussent comme des champignons sur la plage. Ceci constitue un risque énorme car ces installations tous azimuts ne respectent pas les normes sécuritaires requises.

C’est d’autant plus dangereux que, dans cette ville, nous n’avons pas de caserne de sapeurs-pompiers qui pourrait intervenir en cas d’incendie
», a pesté Moustapha Sarr, qui a porté la parole des jeunes Joaliens.

Dénonçant cette « forfaiture », Moustapha Sarr craint un drame si jamais un incendie venait à se déclarer dans cette zone qui grouille de monde, de l’aube au crépuscule. Or, rappelle-t-il, la caserne la plus proche est celle de Mbour, qui se trouve à plus de 35 kilomètres.

Justement, les Joaliens réclament l’érection d’une caserne des sapeurs-pompiers mais aussi d’un commissariat de police, pour prévenir toute catastrophe tout en renforçant la sécurité de la population. En effet, le quai de pêche de la ville, qui est le lieu de convergence des habitants car abritant les principales activités économiques, devient un no man’s land du crépuscule à l’aube.

«Nous voulons qu’une partie de cet espace soit réservée à des usines qui emploient plus de main-d’oeuvre. La pêche est le principal secteur qui absorbe la main-d’oeuvre, c’est pourquoi le chômage est endémique ici. Donc avec la nouvelle politique d’emplois mise en place par les autorités, les usines sont plus bénéfiques pour la population car elles absorbent plus de main-d’œuvre, contrairement aux stations qui n’emploient que deux personnes », a asséné le joalien Sarr.

Pour ces jeunes Joaliens « indignés », la municipalité au lieu de brader le peu de réserve foncière qui reste à la commune, devrait plutôt s’employer à renforcer le système de collecte des ordures. Ils disent constater pour le regretter, que l’insalubrité grandissante dans la ville a fini d’obliger la population à cohabiter quotidiennement avec les ordures, avec tout ce que cela représente comme danger pour la santé des citoyens.







Le Témoin



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