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Turquie: des milliers de soutiens devant le Parlement après l'assaut du siège du CHP

Rédigé par leral.net le Lundi 25 Mai 2026 à 10:40 | | 0 commentaire(s)|

Ce dimanche 24 mai 2026, la police turque est entrée de force dans le siège du parti d'opposition CHP à Ankara pour en déloger son chef. Özgür Özel a été destitué par la justice au motif que son élection à la tête du parti en novembre 2023 était irrégulière. Il avait pourtant mené le CHP à sa victoire aux élections municipales de 2024. Même officiellement écarté, ce dernier refuse de plier et revendique le soutien de sa base pour réclamer un nouveau scrutin interne. Dimanche soir, des milliers de partisans sont venus le soutenir devant le Parlement.


Turquie: des milliers de soutiens devant le Parlement après l'assaut du siège du CHP
Depuis le siège du CHP dont il a été délogé jusqu’aux portes du Parlement, à pied et sous la pluie, ils ont suivi Özgür Özel. Pour ces militants, il reste leur dirigeant, le leader de l’opposition. Peu importe que la justice – c’est-à-dire, selon eux, le président Erdogan – ait remis à sa place Kemal Kiliçdaroglu, l’ancien chef du parti, candidat malheureux à la présidentielle de juin 2023.

Özgür Özel réclame un congrès du CHP sous quarante jours. Osman applaudit, en agitant un drapeau turc : « Eh, Kiliçdaroglu ! Organise ce congrès et vois ce qui se passe. Tu auras zéro voix. Ce parti ne veut pas de toi. Et même si le parti se divise, la base du CHP, elle, ne se divisera pas. Les voix ne se diviseront pas. »

« On va gagner »

Pour ces militants, cette opération contre le CHP, tout comme l’arrestation l’an dernier d’Ekrem Imamoglu, candidat du parti à la prochaine présidentielle, ont le même objectif : empêcher l’opposition de battre Recep Tayyip Erdogan. Mais Sevgi, au CHP depuis plus de trente ans, veut y croire : « Pour l’instant, notre parti est sous tutelle. Le président essaie de gagner par des voies judiciaires les élections qu’il va perdre dans les urnes. Car oui, on va gagner, c’est sûr, et la justice ne pourra pas l’empêcher. »

Le prochain scrutin est prévu dans deux ans. Mais dans les rangs du pouvoir comme de l’opposition, on s’attend à des élections anticipées dès l’année prochaine.
Seneweb