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Université numérique Cheikh Hamidou Kane : le Saes alerte sur une crise qui menace l’avenir de 60 000 étudiants

La section du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK) a exprimé ses vives inquiétudes face aux nombreuses difficultés qui secouent l’établissement. Entre retard académique, problèmes de gouvernance et contraintes budgétaires, les enseignants dénoncent une situation préoccupante qui risque d’affecter durablement le parcours de milliers d’étudiants.


Rédigé par leral.net le Mardi 9 Juin 2026 à 18:54 | | 0 commentaire(s)|

La section du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK) a lancé un appel urgent aux autorités afin de trouver des solutions aux difficultés qui affectent le fonctionnement de l’institution.

Lors d’un point de presse tenu lundi à Dakar, les responsables syndicaux ont dressé un tableau préoccupant de la situation de l’université, estimant que les dysfonctionnements actuels pourraient avoir de lourdes conséquences sur l’avenir de plus de 60 000 étudiants.

Selon le coordonnateur de la section locale du Saes, Mouhamadou Lamine Sarr, l’établissement fait face à un ensemble de contraintes majeures, notamment un déficit d’infrastructures adaptées, des difficultés budgétaires, des problèmes récurrents de connectivité ainsi que des insuffisances dans la gouvernance administrative et académique.

L’une des principales préoccupations soulevées concerne le retard accusé dans le démarrage de l’année universitaire 2025-2026. À seulement huit semaines des vacances académiques, les enseignements n’auraient toujours pas effectivement commencé pour les étudiants orientés depuis octobre 2025. Une situation que le syndicat qualifie d’inédite et particulièrement inquiétante.

Le Saes dénonce également plusieurs dysfonctionnements dans la gestion de l’université. Les responsables syndicaux évoquent notamment la rareté des réunions des instances académiques, la marginalisation de certains organes de décision, la résiliation de contrats de travail sans concertation préalable ainsi qu’un manque de transparence dans certains recrutements administratifs.

Selon le syndicat, le climat social au sein de l’établissement s’est progressivement dégradé au cours des seize derniers mois, avec une remise en cause de certains acquis et une gouvernance jugée insuffisamment inclusive.

Malgré ces difficultés, le Saes a tenu à saluer les efforts des enseignants, du personnel administratif et des étudiants qui ont permis de maintenir la continuité pédagogique et de préserver les performances de l’université. Ces engagements ont contribué à faire de l’UN-CHK un acteur incontournable de l’enseignement supérieur numérique au Sénégal.

Face à l’urgence de la situation, le syndicat appelle l’État et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à prendre des mesures rapides afin de rétablir le fonctionnement normal de l’institution. Il prévient également que d’autres actions pourraient être envisagées si aucune réponse satisfaisante n’est apportée à ses revendications.