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Violences basées sur le genre (VBG): Les réponses de l’Etat après une année 2020 pleine d’enseignements

Concernant les violences basées sur le genre (VBG), l’année 2020 a été pleine d’enseignements sur les violences commises à l’encontre des femmes et des jeunes filles et les statistiques ont augmenté de manière vertigineuse, pendant que la pandémie liée à la Covid-19 captait toutes les attentions. En effet, selon l’ANSD, les données et les rapports provenant des acteurs de terrain, ont montré que tous les types de violence contre les femmes et les filles, surtout les violences domestiques, ont accru durant cette période.


Rédigé par leral.net le Samedi 25 Décembre 2021 à 09:38 | | 1 commentaire(s)|

Violences basées sur le genre (VBG): Les réponses de l’Etat après une année 2020 pleine d’enseignements
Selon un document officiel, pour la même année, selon le milieu de résidence, le pourcentage de femmes de 15-49 ans qui ont subi des violences physiques depuis l’âge de 15 ans, est légèrement plus élevé en milieu rural (27,8 %) qu’en milieu urbain (25,1 %). Il en est de même pour la violence physique au cours des 12 derniers mois, soit 10% en milieu rural et 8,2% en milieu urbain.

L’élimination des VBG reste un défi important et ce, conformément à la volonté du Président de la République qui, à l’occasion de la journée pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, a réaffirmé son soutien sans faille aux acteurs, institutions locales et internationales qui travaillent sans relâche pour la protection des femmes, partout dans le monde et en particulier, au Sénégal. La promulgation de la loi criminalisant le viol et la pédophilie vient ainsi consolider l’arsenal juridique, contribuant ainsi à éradiquer toutes les formes de violence basées sur le genre.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat a instruit les membres du Gouvernement de conforter le rôle des femmes dans la gouvernance publique, en intégrant systématiquement l’approche genre dans la conception, la mise en oeuvre et le suivi-évaluation des politiques publiques. Aussi, a-t-il invité les ministres à veiller au renforcement permanent de l’autonomisation économique durable des femmes et à faire bénéficier davantage celles vivant en zone rurale, de l’encadrement et de l’accompagnement des structures et projets publics.

Dans le cadre de la poursuite de la mise en oeuvre du Plan d’Action national pour l'éradication des VBG, treize (13) plateformes régionales ont été mises en place pour opérationnaliser les procédures standards de prévention et de prise en charge des cas de VBG.

En 2020, les campagnes de sensibilisation et de plaidoyer ont abouti à une augmentation de 42,3% du nombre de survivantes victimes de VBG, passant de 1 229 en 2019 à 2 131 en 2020, pour une cible de 2 000. En effet, sur 3 253 consultations enregistrées par les quatre boutiques, 2 032 relèvent du droit de la famille (62%) et concernent 1 891 femmes (93%) et 141 hommes (7%).

Dans le cadre de la mise en oeuvre de la phase 2 du PASNEEG, un bilan satisfaisant a été enregistré avec le renforcement des capacités de 30 jeunes filles mentorées par l’Association des Femmes dans les TIC (FESTIC), sur les thématiques de genre et violences basées sur le genre sanctionnées par un concours d’animation 2D (hackathon) ainsi que la formation de 70 adolescentes/jeunes filles des régions de Kolda et Sédhiou en communication pour le changement de comportement.

L’accompagnement des victimes de VBG à travers les cinq boutiques de droit des régions d’intervention, dans le cadre du partenariat liant le projet à l’Association des juristes Sénégalaises (AJS) qui a permis la fourniture de 1901 consultations juridiques (93% de femmes et 425 cas de violences), dont certaines ont bénéficié de la commission des services de spécialistes (avocat, huissier, référencement vers d’autres structures complémentaires de prise en charge etc.).

La mise en oeuvre d’une stratégie d’orientation/coaching pour le relèvement/rétablissement des victimes et survivantes de VBG par leur réinsertion économique, en vue de leur résilience à la violence basée sur le genre notamment dans le cadre de la riposte Covid-19 a permis :

- la mise à disposition de 50 kits d’hygiène aux structures d’offre de services de lutte contre les VBG et de prise en charge des femmes et des filles qui en sont victimes et aux écoles de déficient (e-s) auditif (ve-s) de la région de Dakar ;

- la mise en place de fonds de financement pour un montant global de 21 750 000 FCfa pour le soutien aux initiatives économiques de 200 femmes victimes de violences et autres catégories de femmes vulnérables des régions de Thiès et Kaolack.

De plus, une stratégie de vulgarisation de la loi criminalisant le viol et sa traduction en quatorze (14) langues nationales, a été élaborée, suivie d’un vaste programme de renforcement de capacités des acteurs et une campagne de communication. Par ailleurs, dans le cadre du renforcement de la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels sur internet, la Cellule d’Appui à la Protection de l’Enfance (CAPE) a mis en place un portail de signalement d’abus sexuels en ligne.

En perspective, il s’agit de démarrer la construction et l’équipement d’un Centre national de prise en charge holistique des VBG (One stop center).


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