leral.net | S'informer en temps réel

Violences conjugales à Pikine : un mari condamné après une dispute liée à un second mariage

Le Tribunal des flagrants délits de Pikine a condamné un homme à trois mois de prison avec sursis pour violences volontaires sur son épouse. Au cœur du dossier : des tensions conjugales liées à son projet de second mariage.


Rédigé par leral.net le Mardi 12 Mai 2026 à 00:59 | | 0 commentaire(s)|

Le Tribunal des flagrants délits de Pikine a examiné ce lundi une affaire de violences conjugales impliquant A. S. Sow, comptable domicilié à Keur Massar. Le prévenu était poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de six jours ainsi que pour menaces de mort à l’encontre de son épouse, N. Cissé.

À la barre, la plaignante a décrit une scène de violences survenue au retour de voyage de son mari. Selon ses déclarations, une dispute aurait éclaté après une coupure d’électricité dans leur chambre.

« Je suis allée lui demander pourquoi il avait coupé le disjoncteur. Il m’a étranglée et frappée au visage », a déclaré la victime devant le tribunal.

Le certificat médical produit au dossier fait état d’une tuméfaction au visage et d’une blessure à l’épaule.

Des tensions autour d’un second mariage

De son côté, le prévenu a contesté les accusations d’étranglement tout en reconnaissant l’existence d’une altercation.

Selon lui, les tensions conjugales ont commencé lorsqu’il a annoncé à son épouse son intention de prendre une seconde femme. Il affirme que cette situation a profondément détérioré leur relation.

Le tribunal a toutefois rappelé qu’au cours de l’enquête préliminaire, le prévenu avait reconnu avoir « légèrement étranglé » son épouse.

La plaignante a également évoqué d’autres violences antérieures survenues dans le cadre du mariage.

La défense plaide la jalousie

Les avocats de la défense ont soutenu qu’il s’agissait davantage d’un conflit conjugal alimenté par la jalousie liée au projet de second mariage que d’un comportement violent habituel.

Les conseils de la partie civile ont, au contraire, dénoncé des violences répétées et demandé réparation pour leur cliente.

Trois mois avec sursis

Au terme des débats, le tribunal a relaxé le prévenu du chef de menaces de mort.

Les faits ont cependant été requalifiés en coups et blessures volontaires simples. A. S. Sow a été déclaré coupable et condamné à trois mois d’emprisonnement avec sursis.

Le tribunal a également ordonné le versement de 300 000 FCFA de dommages et intérêts à son épouse.