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Violences en Guinée Conakry – 100 morts: ADHA rappelle à l’Etat son rôle de garantir la sécurité des personnes

Rédigé par Alain Lolade le 12 Novembre 2018 à 17:08

La crise politique et le déchaînement de violences en Guinée préoccupent l’ONG ADHA, Action pour les Droits Humains et l’Amitié. Dans un communiqué parvenu à Senego, ces défenseurs des droits de l’homme fustigent de cette situation alarmante qui prévaut en Guinée Conakry.


Affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, 100 personnes sont mortes selon le site de RFI. Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA)  s’indigne et exprime sa vive préoccupation.

« Suite au meurtre de deux hommes sauvagement assassinés par l’armée guinéenne dans une banlieue de Conakry, mercredi soir, secoué dans la journée par des affrontements entre
manifestants et forces de l’ordre, après l’appel de l’opposition guinéenne à une journée ville morte pour protester contre les violations des accords signés entre l’opposition, la mouvance
présidentielle et le gouvernement sur les installations des élus locaux du scrutin du 4 février 2018, portant au nombre de guinéen tué à 100. 

ADHA demeure profondément préoccupée par l’ampleur des assassinats notés dernièrement sur l’ensemble du territoire national guinéen et exige des autorités compétentes que toute la lumière soit faite sur cette situation alarmante de sorte que toutes les responsabilités soient situées et les sanctions méritées, appliquées en toute rigueur et en toute impartialité, conformément aux dispositions de la loi
. »

Poursuivant, le président alerte: « Action pour les Droits Humains et l’Amitié, appelle le gouvernement à faire preuve de retenue, de veiller aux respects des accords et à respecter le droit aux libertés d’expression et de manifestations pacifiques du peuple guinéen comme la stipule la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) ainsi que plusieurs instruments nationaux, régionaux et
internationaux, dont la Guinée est signataire. 

ADHA rappelle à l’État son rôle de garantir la sécurité des personnes et biens et lance un appel à toute la classe politique, la société civile et la jeunesse au dépassement et recommande vivement: L’ouverture d’une enquête urgente et indépendante sur ces bavures et violations des droits de l’homme,  mettre sur place une commission nationale inclusive et sincère de dialogue des parties prenantes telles que l’opposition élargie, le pouvoir, la société civile et les guides religieux et coutumiers pour apaiser la tension politique.     

Action pour les Droits Humains et l’Amitié s‘incline devant la mémoire des personnes tuées lors des manifestations et présente ses sincères condoléances aux familles des illustres disparus et des opprimés. Il est à rappeler que les élections sont à la base de beaucoup de conflits sanglants en Afrique qui génèrent des morts et des déplacements massifs de populations. »

Selon la Rfi, le calme est revenu ce dimanche dans certains quartiers. D’ailleurs le ministre de la Sécurité publique promet et  regrette:  « des violences commises sur des citoyens et des agents et des forces de l’ordre dans Wanindara et ses environs. Concernant les ‘abus ou d’exactions ». Ils devront répondre de leurs actes devant les tribunaux ».