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Wade sort le sabre

Ibrahima Sarr le ministre délégué, Chargé du Budget limogé. Une quinzaine de ses collègues mis en demeure de s’expliquer dès aujourd’hui vendredi 8 août, par écrit, sur les dépenses effectuées sans couverture budgétaire et sans autorisation, par leurs services ou administrations relevant de leurs départements ayant occasionné aux termes de l’audit réalisé par l’Inspection générale des finances à un « trou » de 109 milliards de FCfa. Le chef de l’Etat semble avoir dressé la guillotine.


Rédigé par leral.net le Vendredi 8 Août 2008 à 13:00 | | 0 commentaire(s)|

Wade sort le sabre
Le Conseil des ministres d’hier jeudi 7 août même s’il n’a pas tiré en longueur il n’a pas été de tout repos. Le président de la République a en effet exigé explication détaillée et par écrit dès aujourd’hui vendredi 8 août à plusieurs chefs de département du gouvernement de Aguibou Soumaré. De sources généralement bien informées, on renseigne que le Conseil des ministres d’hier, n’aura duré que « quinze minutes tout au plus pour fournir quinze demandes d’explication à quinze ministres du gouvernement de Aguibou Soumaré ». Le chef de l’Etat instruit par un rapport de l’Inspection générale des finances, commise à cet effet, de pratiques à la lisière de la loi et de la réglementation de la part de certains départements ministériels aurait piqué, avancent les mêmes sources, une de ses célèbres colères et aurait demandé à ses ministres justification sur le champ par écrit de ces pratiques.

Tout serait parti, selon les mêmes sources, de la dernière mission du Fonds monétaire international (Fmi) dans notre pays, mission précédant l’Assemblée générale du fonds en mai dernier, qui se serait rendu compte de l’importante gêne du trésor public qui résultait d’une fébrilité dépensière de plusieurs départements ministériels. Dépenses qui étaient cependant sans couverture budgétaire et qui n’étaient de surcroît ni autorisées par le président de la République, encore moins par le Parlement, violant de fait les dispositions de la loi des finances et la réglementation en matière de dépenses publiques. Pis, cette « folie » dépensière des ministres et de leurs services mettait le secteur privé dans la situation que l’on sait aujourd’hui avec un trésor public éprouvant d’énorme difficulté pour honorer ses créances.

La mission du Fmi avait été même informée que le « trou » béait de 350 milliards de Fcfa. Interpellé le ministre d’Etat, ministre de l’Economie, gardiens des sous de commettre l’Igf pour en avoir le cœur net. A l’issue de l’audit qui ramène cependant ce chiffre faramineux à 109 milliards de nos francs, rapport est dressé pour le premier magistrat du pays. Les marchés de gré à gré, les surfacturations, les dépenses sans couverture budgétaire et sans autorisation ni présidentielle, ni parlementaire, violant ainsi sciemment la réglementation en vigueur expliqueraient l’importance de la somme. Une situation qui a eu le don d’énerver le président de la République au plus haut point. Sa réaction ne s’est fait pas attendre. Il a exigé de tous les concernés explications claires, nettes et concises dès ce jour. Sinon gare à leurs têtes.

Ibrahima Sarr quant à lui, aurait-il fait les frais de quelques mésententes avec certains bailleurs ainsi que l’affirment certaines sources ? On le susurre. Mais les jours qui viennent apporteront certainement amples informations sur son limogeage.



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