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Politique

Affaire Kosmos : les 33 milliards de FCFA au cœur des critiques de l’APR

Rédigé par leral.net le Dimanche 13 Septembre 2026 à 21:56 |

La polémique autour des conditions du départ de Kosmos Energy et des 55 millions de dollars, soit environ 33 milliards de FCFA, évoqués par le Premier ministre continue d’alimenter le débat politique. Le porte-parole de l’APR, Alioune Badara Coulibaly, réclame davantage de transparence et interpelle le gouvernement sur la gestion des intérêts financiers de l’État.


Le dossier Kosmos Energy revient au centre de la controverse politique au Sénégal. Alioune Badara Coulibaly, porte-parole de l’Alliance pour la République (APR), s’en prend à la gestion du nouveau pouvoir et s’interroge notamment sur les circonstances entourant le départ de Kosmos ainsi que sur les engagements financiers évoqués par le Premier ministre.

Dans sa sortie, le responsable politique estime que l’exploitation des ressources pétrolières et gazières ne produit pas encore, selon lui, les effets attendus dans le quotidien des Sénégalais. Il dénonce une situation marquée par la vie chère, les difficultés économiques et ce qu’il considère comme des tensions au sommet de l’État.

Les 55 millions de dollars en question

L’essentiel des critiques porte toutefois sur les 55 millions de dollars, soit environ 33 milliards de FCFA, mentionnés par le Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale. Selon Alioune Badara Coulibaly, cette somme aurait été engagée au bénéfice de Kosmos dans des conditions qui méritent, à ses yeux, d’être clarifiées.

Le porte-parole de l’APR affirme que le dossier aurait été porté à l’attention de l’Inspection générale d’État (IGE). Il y voit une raison supplémentaire pour réclamer de la transparence sur les modalités de gestion des contrats et intérêts stratégiques de l’État.

Alioune Badara Coulibaly établit également un parallèle avec plusieurs autres dossiers controversés qu’il cite, notamment l’ASER, l’ONAS, les fonds destinés aux sinistrés de Bakel et certaines dépenses liées aux victimes des manifestations.

Des accusations que l’APR veut voir éclaircies

Dans son argumentaire, le responsable de l’APR critique plus largement la gouvernance du régime actuel. Il estime que les promesses faites lors de l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités n’ont pas encore produit les résultats espérés, notamment en matière de valorisation de l’expertise nationale et de développement économique.

Sur le dossier Kosmos, Alioune Badara Coulibaly prend toutefois soin de préciser qu’il n’affirme pas l’existence de faits de corruption. Il estime néanmoins que les circonstances entourant cette affaire sont suffisamment troublantes pour justifier des explications.

Le responsable politique élargit sa critique à la gouvernance des contrats conclus entre les États africains et les multinationales. Il appelle les autorités sénégalaises à davantage de rigueur et d’éthique dans la négociation et la signature des accords portant sur les ressources stratégiques du pays.

La transparence au cœur du débat

Au-delà de la polémique partisane, l’affaire soulève une question plus large sur la gouvernance des ressources pétrolières et gazières du Sénégal. Pour l’APR, les conditions dans lesquelles sont gérés les intérêts financiers de l’État doivent pouvoir être expliquées aux citoyens.

Les déclarations d’Alioune Badara Coulibaly constituent cependant une prise de position politique et ne permettent pas, à elles seules, d’établir l’existence d’une irrégularité ou d’un acte de corruption dans le dossier Kosmos. Les éventuelles conclusions des organes de contrôle compétents seront déterminantes pour éclairer cette affaire.