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A Dakar, le trio de comédiens Mamane-Gohou-Digbé fait carton plein

Le trio de comédiens Mamane-Gohou-Digbé était demandé et attendu par le public sénégalais de l’institut français de Dakar. Non pour leur film à succès, « Bienvenue au Gondouana », mais pour un spectacle sur l’esplanade de l’institut français. « Chose demandée, chose faite », car hier soir, ils ont tenu en haleine, durant près de deux heures, un public enjoué et réceptif à la moindre note d'humour. Des rires à gorge déployée fusaient de partout, et ce, durant toute la soirée. Un vrai spectacle de « menteurs », pour reprendre Mamane.


Rédigé par leral.net le Vendredi 28 Avril 2017 à 13:15 | | 0 commentaire(s)|

L’humour a été hier revu et "traîné" sous toutes les formes. De l’actualité aux faits insolites en passant par la fiction, il en a pris de toutes les configurations au grand bonheur d’un public cosmopolite.

D’abord, la première raillerie va au pays hôte, le Sénégal. Une « flèche » tirée par l’intello du groupe, Mamane qui se demande : « Pourquoi les noms changent souvent au Sénégal. Je me souviens de mon dernier voyage dans ce pays. C’était avec la compagnie Air Sénégal international. Et cette fois-ci, vous savez avec quelle compagnie je suis venu ? Sénégal Airlines ».

Passé le voyage, Mamane, le premier à entrer sur scène, nous parle de sa coutume une fois les pieds posés dans un pays. « J’ai l’habitude dès que j’arrive dans une ville, d’aller dire bonjour au maire de la ville. Mais là, à Dakar, il était introuvable ». Une réplique quelques minutes plus tard de Digbé, sur un ton fortement « Ivoirien » : « est'ce que Dakar même a un maire ? ». Une question qui déchaîne, de plus belle, des éclats de rire.

Fini avec le maire, le trio s’en prend au public sénégalais. Toujours avec le même subterfuge, la question, à travers laquelle ils glissent leurs piques et moqueries. Le ventru Digbé de lancer : « Pourquoi malgré le fait que le temps soit si beau et agréable à Dakar, les Sénégalais sont noirs ? Je ne comprends pas ».

Le Gondouana, pays idyllique et imaginé par Mamane a également fait l’objet de quelques sarcasmes en lien avec les tares en cours dans nos pays : « Au Gondouana, pour savoir si les élections approchent, il faut voir combien d'opposants il y a en prison », estime Mamane.

Un hommage a été, en fin, rendu à Joe ouakam avant de clore la soirée. Pour rappel, dans la matinée d’hier, un point de presse avait été animé par les humoristes pour expliquer entre autres, les visées du film « Bienvenue au Gondouana », qui sont d’éveiller et de conscientiser les masses africaines sur les enjeux du moment.

Mamadou Souare – Léral



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