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AIDE BUDGETAIRE, GESTION DES FINANCES PUBLIQUES, DSRP: Gilles Hervio épingle le Sénégal

La commission de lutte contre la corruption « épinglée »

Quelqu’un qui n’a pas mâché ses mots hier à l’occasion de la réunion de prise de contact que le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a eue avec les partenaires techniques et financiers du gouvernement, c’est bien le chef de la délégation de l’Union européenne qui a jeté un pavé dans la mare des autorités gouvernementales. Gilles Hervio a, en effet, dénoncé les nombreux manquements relevés dans la gestion des finances publiques avant d’émettre des inquiétudes par rapport à l’utilisation des aides budgétaires que l’Union européenne accorde au Sénégal.


Rédigé par leral.net le Vendredi 29 Mai 2009 à 19:32 | | 1 commentaire(s)|

AIDE BUDGETAIRE, GESTION DES FINANCES PUBLIQUES, DSRP: Gilles Hervio épingle le Sénégal
D’entrée de jeu, le Premier ministre, Me Souleymane Ndéné Ndiaye, a clairement précisé à ses interlocuteurs (constitués de partenaires techniques et financiers du Sénégal et du corps diplomatiques) que la rencontre était une simple prise de contact après sa nomination à la tête de la Primature. Mais cela n’a guère empêché le chef de la délégation de l’Union européenne de mettre les pieds dans le plat en se désolant de la manière dont le régime libéral gère les finances publiques du pays. De façon nette et claire, Gilles Hervio a émis de sérieuses inquiétudes par rapport aux aides budgétaires que l’Union européenne accorde au Sénégal. Ce mode d’appui financier, explique-t-il, est « controversé dans les pays donateurs parce que l’aide budgétaire que l’on alloue est moins visible pour les Parlements européens et nationaux. On ne voit pas très bien ce qu’on a financé ». Pour Hervio, il n’y a aucun doute que la gestion du budget ainsi que celle des finances publiques suscite de réelles inquiétudes. N’empêche, « nous croyons que c’est une très bonne manière d’aider les pays parce qu’on utilise les procédures nationales, on appuie les politiques du pays, on évite la multiplication de petits projets. C’est la raison pour laquelle, on a choisi cette modalité. La moitie de notre aide est mise en œuvre sous forme d’appui budgétaire », affirme le chef de la délégation de l’Union européenne, selon qui, une enveloppe de 39 millions d’euros devrait potentiellement être allouée au Sénégal en guise d’appui budgétaire pour l’exercice 2009. Mais pour allouer cette aide budgétaire, indique Gilles Hervio, les bailleurs de fonds ont besoin d’avoir confiance dans le budget. C’est-à-dire voir si le cadre économique est stable, si les équilibres majeurs existent. A ce sujet, les dépenses extrabudgétaires enregistrées l’année dernière ne sont pas pour rassurer même si une certaine rigueur a été retrouvée par la suite. Sur la gestion des finances publiques, Hervio estime que beaucoup de faiblesses ont été identifiées. Il s’agit, entre autres, des avances de trésorerie en grand nombre, des lenteurs dans la mise en œuvre du budget. Heureusement, « le gouvernement s’est attelé à y remédier », déclare-t-il. Seulement, dit-il : « dans tous les pays du monde, l’amélioration de la gestion des finances publiques est un combat continu, ce n’est jamais un acquis ». Pour lui, il faut s’assurer que la corruption est combattue, les appels d’offre sont transparents.

La commission de lutte contre la corruption « épinglée »

En outre, il a fait un véritable plaidoyer pour la révision du Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (Dsrp) devenu, à ses yeux, caduc, puisque ne prenant pas en compte l’évolution de la situation économique, la crise mondiale. Ce qui a, par ailleurs, intrigué le chef de la délégation de l’Union européenne, c’est le fait qu’aucun rapport n’a été produit depuis 2006 par la commission de lutte contre la corruption. Laquelle commission n’a fait état d’aucun cas de corruption en 2008. Commentaire de Gilles Hervio :« zéro cas en 2008, soit c’est formidable il n’y a aucune corruption, soit il manque d’efficacité quelque part dans les mécanismes ». Et d’ajouter : « Dans la région, les commissions créées peuvent s’autosaisir, sont beaucoup plus actives, ce qui n’est pas le cas de la commission du Sénégal. Il faut reposer les mécanismes de fonctionnement de cette commission ».

Ndéné rassure En réponse aux interpellations de Gilles Hervio, le Premier ministre s’est voulu rassurant en indiquant que l’utilisation des fonds se fera dans la transparence. Souleymane Ndéné Ndiaye soutient qu’un système a été mis en place pour garantir la transparence. Les rencontres périodiques initiées par le gouvernement vont permettre « à nos partenaires de contrôler l’utilisation qui est faite de l’argent qui nous vient de l’aide ». Donc, il pense qu’il n’y a pas de souci à se faire par rapport à la gestion des finances

Hawa BOUSSO

Alio Informatique


1.Posté par doubson le 03/06/2009 19:35 | Alerter
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il y a plus d'argent dans les casses de l'etat du senegal .on risque de ne pas avoir de salair se moi si

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