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West African Energy : de l’audace privée à la souveraineté nationale — hommage à Samuel Sarr et Harouna Dia

Une histoire de vision et de courage sénégalais

Il y a des projets qui marquent une génération. Et il y a des hommes qui osent là où personne n’osait. L’histoire de West African Energy (WAE) appartient à cette catégorie : une trajectoire faite de vision, d’audace, de défis… et, au final, de souveraineté.


Rédigé par leral.net le Lundi 27 Avril 2026 à 07:00 | | 0 commentaire(s)|

Le pari historique : une centrale portée par des Sénégalais

Au départ, WAE n’était pas qu’un projet énergétique. C’était un symbole : celui d’un Sénégal décidé à prendre en main son destin énergétique.

Sous l’impulsion de Samuel Ameth Sarr, une ambition inédite voit le jour : construire une centrale électrique de grande capacité portée majoritairement par des capitaux sénégalais.

Aux côtés de Harouna Dia, ainsi que d’autres investisseurs nationaux, le projet devient une véritable vitrine du contenu local. D’un coût global de plus de 230 milliards FCFA et d’une capacité d’environ 300 MW, il représente près de 25 % du parc de production électrique national.

En août 2024, le premier allumage de la centrale du Cap des Biches marque un tournant historique pour le Sénégal.

Une première : une centrale de cette envergure conçue, financée et portée par des Sénégalais.

Samuel Sarr vient de réussir là où beaucoup pensaient que c’était impossible.

Samuel Sarr : l’architecte d’une révolution énergétique

Il faut être lucide : sans Samuel Sarr, WAE n’existerait pas.

C’est lui qui a structuré le projet, mobilisé les investisseurs, sécurisé les financements et porté la vision technique et stratégique.

Dans un secteur longtemps dominé par des acteurs étrangers, il a imposé une idée forte : le Sénégal peut produire lui-même son énergie.

Il a ouvert une voie. Une rupture. Un précédent historique dans l’industrialisation énergétique du pays.

Les tensions internes : quand le projet dépasse les hommes

Mais toute grande ambition attire aussi des tensions.

Des divergences sont apparues entre actionnaires : conflits de gouvernance, luttes de contrôle, désaccords stratégiques.

Ces tensions ont progressivement fragilisé le projet jusqu’à provoquer une crise interne majeure autour de la gestion de la centrale.

Une erreur stratégique s’est alors imposée : transformer un actif énergétique national en terrain de confrontation privée.

L’intervention de l’État : un acte de souveraineté

Face aux risques, l’État du Sénégal, à travers Senelec, a décidé de reprendre le contrôle du projet.

Une décision courageuse, stratégique et nécessaire.

Car il faut le dire clairement : laisser une part aussi importante de la production nationale dépendre de conflits privés constituait un risque majeur pour la sécurité énergétique du pays.

L’État a donc repris la main, sécurisé l’infrastructure et protégé l’intérêt national.

Cette décision s’inscrit dans une logique de souveraineté énergétique et de stabilité économique.

WAE : un actif stratégique au cœur du Sénégal

La centrale du Cap des Biches n’est pas une infrastructure ordinaire.

Elle constitue le cœur énergétique de Dakar, un pilier de l’économie nationale et un levier de stabilité sociale.

Dans un pays où la demande énergétique est en forte croissance, chaque MW compte.

Confier un tel actif à une structure instable aurait été une erreur historique.

La reprise par l’État n’est donc pas un échec. C’est une correction stratégique.

Samuel Sarr : une victoire historique malgré tout

Certains pourraient voir dans l’évolution actuelle du projet une défaite. C’est une erreur.

Samuel Sarr a déjà gagné.

Parce qu’il est le premier Sénégalais à avoir porté une centrale privée de cette envergure, le pionnier du contenu local énergétique et celui qui a prouvé que le modèle national est possible.

Sans lui, cette centrale n’existerait pas.

Et il aurait pu aller encore plus loin. Construire d’autres centrales. Développer un modèle national.

Mais les blocages internes ont freiné cette dynamique.

Hommage à Harouna Dia : un pilier du projet

Dans cette aventure, il est essentiel de rendre hommage à Harouna Dia.

Investisseur engagé, il a contribué financièrement, soutenu le projet dans ses phases critiques et accompagné les promoteurs dans les moments décisifs.

Son rôle illustre la capacité du secteur privé sénégalais à porter des projets structurants.

Conclusion : une double victoire pour le Sénégal

West African Energy raconte deux victoires.

La première est celle du secteur privé sénégalais. Des hommes ont osé, construit et prouvé que le Sénégal pouvait réaliser de grands projets énergétiques.

La seconde est celle de l’État souverain. Face aux risques, il a repris le contrôle, sécurisé un actif stratégique et affirmé sa souveraineté.


Oui, la décision de l’État doit être saluée. Mais il faut aussi rendre justice à ceux qui ont ouvert la voie.

Honneur à Samuel Sarr, bâtisseur et visionnaire.
Respect à Harouna Dia, investisseur engagé.

L’électricité n’est pas une marchandise comme les autres. C’est un pilier de souveraineté, de dignité et de développement.

Et dans cette bataille, le Sénégal sort plus fort.

( Les News )