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Affaire ASER : Thierno Alassane Sall dénonce des accusations qu’il juge « extrêmement graves »

Visé dans les développements récents du dossier AEE Power-ASER, Thierno Alassane Sall est monté au créneau. L’ancien ministre de l’Énergie et député a vivement réagi à la Une de Yoor-Yoor Bi, estimant que les procédures évoquées pourraient désormais le concerner directement.


Rédigé par leral.net le Lundi 31 Août 2026 à 16:23 | | 0 commentaire(s)|

Le dossier AEE Power-ASER continue de susciter de vives réactions sur la scène politique sénégalaise. Dernier épisode en date : la sortie de Thierno Alassane Sall, après la Une du quotidien Yoor-Yoor Bi consacrée aux nouveaux développements judiciaires de l’affaire.

Le journal avait notamment titré en Une : « L’étau judiciaire se resserre autour de TAS », mettant en avant les procédures en cours dans ce dossier.

Cette publication a provoqué une réaction particulièrement ferme de l’ancien ministre de l’Énergie et actuel député. Sur ses réseaux sociaux, Thierno Alassane Sall a dénoncé ce qu’il considère comme une situation profondément préoccupante.

« Il y a décidément quelque chose d’irrémédiablement pourri dans ce pays ! », a-t-il notamment écrit.

TAS rejette les accusations

Dans sa réaction, le président de La République des Valeurs fait référence à la communication du Pôle judiciaire financier (PJF) publiée le 12 août 2026.

Il estime que les éléments évoqués dans le dossier pourraient désormais viser directement sa personne. Le député rejette toutefois catégoriquement les accusations qui lui attribueraient un détournement portant sur 37 milliards de francs CFA, ainsi qu’une responsabilité dans le retard enregistré dans l’électrification de plusieurs localités rurales.

Thierno Alassane Sall dénonce ainsi ce qu’il considère comme une mise en cause injustifiée et conteste les griefs qui pourraient être retenus contre lui.

Une charge contre les acteurs du dossier

Dans sa prise de parole, l’ancien ministre s’en prend également à ceux qu’il présente comme les véritables responsables ou instigateurs de l’affaire.

Sur un ton particulièrement offensif, il évoque des « imposteurs » et met en cause le rôle attribué à l’entreprise espagnole AEE Power ainsi qu’à certains intermédiaires dans le dossier.

Il conclut sa réaction par une formule particulièrement sévère, dénonçant un système dans lequel, selon lui, « on peut tout se payer avec 37 milliards ».

Cette sortie intervient alors que l’affaire AEE Power-ASER connaît de nouveaux développements sur les plans judiciaire et politique. Les prochaines étapes de la procédure pourraient permettre de préciser les responsabilités et les éventuelles charges retenues contre les différentes personnes concernées.