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Affaire Pape Cheikh Diallo : les bénéficiaires du non-lieu remis en liberté malgré l’appel du parquet

Nouveau développement dans l’affaire Pape Cheikh Diallo et consorts. Malgré l’appel interjeté par le procureur Saliou Dicko contre l’ordonnance de non-lieu partiel, les inculpés concernés qui étaient encore détenus ont été libérés vendredi 7 août 2026.


Rédigé par leral.net le Samedi 8 Août 2026 à 23:57 | | 0 commentaire(s)|

Les derniers développements se précisent dans l’affaire « Pape Salif Raal Thiam, Cheikh Ahmed Tidiane Diallo dit Pape Cheikh et autres ». Malgré l’appel formé par le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, contre l’ordonnance du juge d’instruction, les personnes ayant bénéficié d’un non-lieu et qui se trouvaient encore en détention ont été libérées.

L’ordonnance rendue par le juge d’instruction du Premier Cabinet avait prononcé un non-lieu total au profit de plusieurs inculpés, tandis que d’autres étaient renvoyés devant le Tribunal correctionnel.

Le Ministère public avait immédiatement contesté cette décision en interjetant appel. Cette démarche n’a toutefois pas empêché la mise en liberté des personnes concernées par le non-lieu.

Des détenus libérés de Rebeuss et Sébikotane

Selon des sources proches du dossier, douze inculpés bénéficiant d’un non-lieu ont quitté la prison de Rebeuss vendredi 7 août.

Il s’agit de Mansour Baldé alias Zo, Cherif Aly Diatta, Florian Julien Monneron, Abdourahmane Cissé, Daouda Dia, Mamadou Lamine Sylla, Serigne Mourtala Guèye, Moussa Diop, Balla Mbaye, Doudou Diop, Mamadou Lamine Diouf et Omar Gning.

À la prison de Sébikotane, le Tchadien Hissen Guiaguusso, également bénéficiaire d’un non-lieu, a lui aussi été remis en liberté le même jour.

Pour les autres personnes concernées par le non-lieu, leur situation était différente puisqu’elles bénéficiaient déjà d’une liberté provisoire et n’étaient donc pas incarcérées.

La chambre d’accusation attendue

Les personnes libérées peuvent désormais reprendre leurs activités, dans l’attente de la décision de la chambre d’accusation saisie à la suite de l’appel du parquet.

Cette juridiction devra se prononcer sur le recours introduit par le Ministère public contre l’ordonnance rendue par le juge d’instruction.

Des informations contradictoires avaient circulé sur les réseaux sociaux concernant la libération effective des bénéficiaires du non-lieu. Des sources autorisées ont toutefois confirmé que les personnes encore détenues et concernées par cette décision ont bien été élargies, aussi bien à Rebeuss qu’à Sébikotane.

La procédure judiciaire se poursuit donc, alors que la chambre d’accusation est désormais appelée à examiner le recours du parquet.