leral.net | S'informer en temps réel

Affaire Souleymane Fall : révélation sur le « hacker » qui avait saboté le système de la police

"Libération" révèle qu’un programmeur informatique a été renvoyé en correctionnelle par ordonnance en date du 23 novembre 2018. Souleymane Fall avait, pour rappel, saboté le système de la police lors des « Security days », organisés au King Fahd Palace. Plus troublant encore, plusieurs documents confidentiels ont été retrouvés dans ses deux ordinateurs, de quoi renforcer encore le voile de système qui entoure cette affaire.


Rédigé par leral.net le Mardi 4 Décembre 2018 à 10:52 | | 0 commentaire(s)|

Affaire Souleymane Fall : révélation sur le « hacker » qui avait saboté le système de la police
Selon nos informations, le doyen des juges a renvoyé, devant le tribunal correctionnel, le programmeur informatique Souleymane Fall. Placé sous mandat de dépôt depuis le 24 mai 2018, il sera jugé pour accès frauduleux dans un système informatique et collecte illicite de données à caractère personnel dans cette affaire où les spécialistes se posent encore des questions, comme l’attestent encore d’autres détails dont nous avons été informés.

En effet, le 14 mai 2018, ce programmeur, né le 25 janvier 1998 à Guinaw Rail Sud, s’était rendu au King Fahd Palace au stand réservé à la police nationale lors des journées de « Cyber Security days » et a changé illégalement la fréquence ultraviolet à l’aide de son … téléphone portable de marque Galaxie S6.

S’expliquant sur ses agissements après son interpellation, il reconnaissait avoir accédé frauduleusement au système mis en place par la police et désactivé un des téléviseurs ayant servi de projecteur dans le cadre des journées dites « Security days ». Il affirmait qu’il a saboté le système parce qu’il voulait montrer aux agents présents à l’exposition, que celui –ci présentait des failles manifestes par rapport à d’autres et voulait les sensibiliser.

A cet effet, il ajoute avoir utilisé un programme open source qui lui permettait d’interagir avec les composants actifs de son téléphone afin d’utiliser le périphérique d’interception ultraviolet.

Il précisait toutefois ignorer que ses agissements étaient interdits par la loi. Poursuivant, il expliquait que l’année dernière à l’occasion des mêmes journées, il avait fait une démonstration devant le représentant d’une société française dénommée « Blucyforce », leur spécifiant que leur mot de passe MD5 de leur système n’était pas fiable en leur démontrant et avait même été félicité par ledit représentant. Que c’est pourquoi, devant le stand de la police, il avait fait la démonstration à l’agent de police trouvé sur place qui, après coup, s’est retourné pour en parler au commissaire qui a ordonné son arrestation.

Dans son ordonnance en date du 23 novembre, le magistrat instructeur a estimé que Souleymane Fall ne faisait pas partie de la police et n’ayant aucune habilitation ou autorisation de cet organisme, en éteignant les ordinateurs de celle-ci lors de l’exposition, tombe sous les dispositions de l’article 431-8 du code pénal.

Par ailleurs, il résulte du dossier que le mis en cause détenait lors de son interpellation, divers documents et matériels informatiques dont des machines Macbook Air et un ordinateur Durabox. A l’intérieur de ces machines se trouvaient des données confidentielles notamment un dossier refermant les activités de l’administrateur des comptes de Microcred de Grand-Yoff, à savoir Pape Mbar Diagne, un permis de conduire canadien au nom de Faoufa Rodrigue Stephan scanné, un fichier relatif à un projet wifi de la ville de Dakar, des factures au nom de Serigne Mbacké Diop, des communications et messages interceptés frauduleusement sur le réseau Sonatel.

Pis, des dossiers d’enquête ultra confidentiels étaient aussi une des machines (…).






Libération



Cliquez-ici pour regarder plus de videos