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Affaire de harcèlement présumé au Mondial : Abdoulaye Saydou Sow défend la décision de la FSF

Pour la première fois depuis l'éclatement de l'affaire de harcèlement sexuel présumé impliquant un cuisinier de l'équipe nationale lors de la Coupe du monde 2026, le secrétaire général de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Saydou Sow, a expliqué les raisons ayant conduit au rapatriement de l'intéressé.


Rédigé par leral.net le Lundi 13 Juillet 2026 à 00:22 | | 0 commentaire(s)|

Le secrétaire général de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Saydou Sow, est sorti de son silence concernant l'affaire de harcèlement sexuel présumé impliquant un membre de l'encadrement des Lions durant la Coupe du monde 2026 aux États-Unis.

Invité de l'émission « Point de vue » sur la RTS, il a affirmé que la Fédération avait agi rapidement afin de préserver l'image du Sénégal et la sérénité de la sélection nationale.

« Les Sénégalais devaient nous féliciter, le président Abdoulaye Fall et moi-même, pour avoir protégé l'honneur et la dignité du Sénégal », a-t-il déclaré.

Selon Abdoulaye Saydou Sow, les dirigeants de la FSF ont été informés de faits précis pouvant être assimilés à un acte de harcèlement sexuel.

« Est-ce qu'il fallait attendre que la police américaine menotte un de nos gars pour faire des enquêtes ? », s'est-il interrogé.

Le choix du rapatriement

Le responsable fédéral a indiqué que la décision de rapatrier le cuisinier concerné avait été prise en concertation avec le président de la FSF, Abdoulaye Fall, ainsi qu'avec des responsables de l'État sénégalais.

À ses yeux, cette mesure a permis de préserver la stabilité du groupe durant la compétition et d'éviter une affaire judiciaire susceptible de nuire à l'image du Sénégal.

Des différences culturelles évoquées

Abdoulaye Saydou Sow a également insisté sur les différences entre les normes sociales en vigueur au Sénégal et celles appliquées aux États-Unis.

Selon lui, certains comportements perçus comme anodins dans le contexte sénégalais peuvent être considérés comme du harcèlement outre-Atlantique.

« On peut, ici au Sénégal, parler à une femme, rigoler, tapoter et penser que c'est de la plaisanterie. Aux États-Unis, c'est considéré comme un harcèlement. Et c'est exactement ce qui s'est passé », a-t-il affirmé.

Le secrétaire général de la FSF a enfin indiqué que la Fédération avait anticipé ce type de situation en mettant en place un dispositif spécifique au sein de la délégation, notamment avec la désignation d'une agente chargée d'accompagner les membres de l'équipe sur certaines questions liées à leur séjour.

À ce stade, les déclarations d'Abdoulaye Saydou Sow reflètent la position de la FSF. Les faits évoqués restent présentés comme des allégations de harcèlement présumé et aucune décision judiciaire n'a, à ce jour, établi de responsabilité.