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Amadou Ba, ministre de l’Economie : «Amplifier la politique d’emploi des jeunes»


Rédigé par leral.net le Mardi 3 Juillet 2018 à 12:24 | | 0 commentaire(s)|

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou Bâ a informé, lors du débat d’orientation budgétaire, que la période 2019-2021 sera consacrée à l’amplification de la politique d’emploi des jeunes, des femmes et de l’entrepreneuriat, entre autres.

« En dépenses, comme en 2018, la période 2019-2021 sera consacrée à l’amplification de la politique de l’emploi des jeunes, des femmes et de l’entrepreneuriat, le renforcement du capital humain et de la protection sociale ainsi que la gouvernance locale, le tout, dans un contexte qui sera marqué par le renforcement des moyens destinés aux forces de défense et de sécurité de notre pays», a annoncé Amadou Bâ.

Pour le ministre, cette option matérialisée par le concept d’année sociale, a été bien traduite dans la loi de finances initiale 2018 et renforcée dans la loi de finances rectificative 2018 adoptée vendredi dernier par les députés.  « Mieux, elle continuera de s’incarner encore dans les lois de finances à venir puisque le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2019-2021 conserve les principaux programmes qui constituent les marqueurs identitaires de notre programme économique et social…», a-t-il soutenu.  

Il a ainsi énuméré, entre autres, le Pudc, le programme Promovilles, les bourses de sécurité familiale, le Pracas, le Pula, la couverture maladie universelle…Par ailleurs, « c’est pourquoi, les dépenses en capital augmenteront de 440,7 milliards de FCfa en valeur absolue sur la période 2019-2023, mais aussi les dépenses courantes de 267,7 milliards de FCfa pour renforcer les crédits alloués aux universités au titre de l’application du régime complémentaire de retraite des enseignants du supérieur, aux bourses et allocations d’études et aux œuvres universitaires », a-t-il renseigné. « Quant aux dépenses du personnel, elles connaîtront une hausse de 375,3 milliards de FCfa pour prendre en charge notamment l’impact budgétaire de la mise en œuvre des accords conclus avec les syndicats de l’éducation, de la santé et de la justice. Les charges des comptes spéciaux du trésor connaîtront une hausse de 22% imputable à l’impact budgétaire du régime complémentaire  de retraite du personnel cotisant au Fnr (fonds  national de retraite) et à l’augmentation des ressources allouées au compte de prêts», a-t-il, en outre, indiqué.

Réagissant sur le service de la dette, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait comprendre qu’il est maîtrisé.

En clair, « pour ce qui est du service de la dette, il se situerait à 2. 455,2 milliards de FCfa et demeurerait maîtrisé puisque la dette est toujours contractée dans les meilleures conditions possibles et conformément aux standards de viabilité et de liquidité », a-t-il garanti.

Vers une restructuration des entreprises en difficulté
 

Dans la gestion du secteur parapublic, un point important concerne les entreprises en difficultés. C’est ainsi qu’au titre du programme 2018, la restructuration de ces entreprises s’articulera autour de la poursuite et de la consolidation des mesures de redressement pour la Lonase, La Poste, la Nouvelle société textile du Sénégal et les Nouvelles éditions africaines du Sénégal.

Trois autres entreprises telles que la Rts, l’Aps et le Cereeq vont également intégrer le plan de restructuration. Le contenu du Dpbep explique dans les détails la situation de chacune de ces entités. A ce titre, il revient sur trois dossiers. Pour la Lonase, 33 milliards de FCfa de créances de l’Etat sur cette société ont été utilisées pour sa capitalisation. En outre, le taux de la redevance que cette société paie à l’Etat est passé de 10% à 5%, toujours dans l’optique  de soutenir l’assainissement financier de cette société. C’est ainsi que le résultat net de la Lonase évolue favorablement de 2015 à 2017.

Pour le groupe Sn la Poste, une convention de dettes croisées a été signée en 2017. Elle dégage un reliquat en faveur de l’Etat de 174 milliards de FCfa. Tout ou une partie de ce reliquat sera utilisé pour la recapitalisation. Le plan de restructuration 2018 prévoit deux mesures phares : la réforme du système de garantie des opérations de La Poste par le trésor ; la mutation institutionnelle de Poste Finances en banque postale, aux fins de lui rendre son autonomie financière. Un plan d’apurement de la dette due à l’Etat sera également élaboré et il sera compatible avec la restructuration en cours.






 

 

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