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Assemblée générale de l’Ums : Me Moussa Sarr, Ministre de la Justice inscrit la justice parmi les priorités de l’action publique

Rédigé par leral.net le Samedi 25 Juillet 2026 à 16:18 | | 0 commentaire(s)|

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr a pris part à l’Assemblée générale de l’Union des Magistrats Sénégalais (UMS), ce vendredi. L’initiative a été organisée autour du thème : « Les réformes judiciaires et la modernisation de la justice ». Le Ministre a d’abord salué l’initiative de l’UMS qui, à travers cette rencontre, offre un cadre privilégié de réflexion sur l’avenir de l’institution judiciaire.

Le Ministre de la Justice, Me Moussa Sarr a considéré que la participation des magistrats témoigne des liens de fraternité, de solidarité et de coopération qui unissent les institutions judiciaires et enrichit utilement les réflexions communes. Il a salué l’esprit d’ouverture qui anime l’Union des Magistrats Sénégalais. En inscrivant ses travaux dans une dynamique d’échanges avec les structures sœurs de magistrats, dit-il, elle contribue au partage des expériences, à la diffusion des bonnes pratiques et au renforcement de la coopération judiciaire, au bénéfice des institutions et des peuples.

Ainsi, il précise que cette quête permanente anime pleinement la vision du Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, qui place la justice parmi les priorités de l’action publique, convaincu qu’il ne peut y avoir d’État de droit fort, de développement durable sans une justice indépendante, efficace, moderne et des magistrats respectés, écoutés et accompagnés. Et, il estime que cette conviction inspire l’action du Gouvernement.

D’après le Ministre, la justice est appelée à jouer un rôle toujours plus déterminant dans la transformation de notre pays.Elle accompagne les mutations économiques, sécurise les investissements et protège les libertés fondamentales. Elle participe à la lutte contre la corruption, la criminalité économique, le blanchiment de capitaux, le terrorisme, la cybercriminalité et toutes les formes de délinquance qui fragilisent les fondements de notre société. A bien des égards, elle représente, le miroir de la qualité de notre gouvernance.

Me Moussa Sarr a souligné que réformer la justice ne signifie pas remettre en cause ses principes fondamentaux. Réformer la justice, c’est lui donner les moyens d’exercer pleinement sa mission constitutionnelle dans un environnement en constante évolution. Cette mutation concerne naturellement les textes. Mais, elle touche tout autant l’organisation des juridictions, la gouvernance judiciaire, les infrastructures, la formation des acteurs, la spécialisation des contentieux, les méthodes de management public et, surtout, la transformation numérique.
Pour le Ministre, le numérique n’est plus un simple outil d’amélioration administrative. Il s’impose désormais comme un levier majeur de transformation de l’action publique. À cet égard, le New Deal Technologique traduit la volonté de l’État d’accélérer la transition numérique dans l’ensemble des administrations. Le ministère de la Justice inscrit résolument son action dans cette dynamique. La dématérialisation des procédures, l’amélioration des systèmes d’information, l’interconnexion des juridictions et le développement de services numériques sécurisés amélioreront sensiblement la qualité du service rendu aux citoyens.

D’après Me Sarr, la modernisation ne saurait toutefois être réduite aux seuls investissements matériels. Elle repose d’abord sur les femmes et les hommes qui rendent quotidiennement la justice. Il a rendu un hommage appuyé à l’ensemble des magistrats du Sénégal qui font preuve d’un sens élevé du devoir et qui, malgré les multiples contraintes et défis, s’emploient chaque jour à accomplir leur mission avec compétence, intégrité, impartialité et dévouement. Il a mesuré pleinement les responsabilités des magistrats, ainsi que les contraintes liées à l’accroissement du contentieux, à la complexité des affaires et au déficit de ressources humaines auquel font face plusieurs de nos juridictions.

Certes, le contexte des finances publiques impose à l’État des arbitrages rigoureux. Tous les secteurs sont appelés à participer à l’effort collectif. Mais cette exigence de maîtrise budgétaire ne signifie nullement un renoncement. Au contraire, elle nous invite à hiérarchiser les priorités et à concentrer davantage les efforts sur les secteurs stratégiques. Et la justice figure incontestablement parmi ces priorités. Investir dans la justice ne consiste pas uniquement à renforcer un service public. C’est investir dans la crédibilité de l’État, dans la confiance des citoyens, dans la paix sociale et dans le développement économique. Une justice forte demeure la condition d’un État fort.

Le renforcement de la formation initiale et continue s’avère aussi nécessaire afin d’accompagner l’émergence de nouveaux contentieux, dans les domaines du numérique, des technologies émergentes, de l’environnement, des mines, des investissements, de la criminalité financière et de la coopération judiciaire internationale. Cette volonté de modernisation s’accompagne d’une évolution profonde de la méthode de gouvernance de la Chancellerie. Dès sa prise de fonctions, rappelle-t-il, il a fait le choix d’une administration davantage fondée sur l’écoute, la proximité et la recherche de solutions concrètes. “Je suis persuadé que l’autorité de la Chancellerie se renforce lorsqu’elle est proche des juridictions et attentive à leurs préoccupations réelles. C’est cette approche qui guide désormais notre action. Dès ma prise de fonctions, j’ai tenu à recevoir le Bureau exécutif de l’UMS afin d’être à l’écoute de ses préoccupations. À cette occasion, plusieurs questions essentielles ont été portées à mon attention, notamment celle de l’assiette foncière et les disparités de traitement au sein de la magistrature, renseigne-t-il.


Concernant le site de Déni, promet-il, une procédure de mainlevée est engagée par l’État. Toutefois, sur le lot de cinq hectares, il y a plusieurs empiètements rendant présentement impossible une prise de possession des attributaires. Cependant, l'État s'engage à proposer une solution avant la fin de l'année. Enfin, concernant les disparités de traitement, il reste conscient de l’importance de cette préoccupation. Il promet d’en échanger avec l’Autorité afin d’envisager, dans un esprit de dialogue, les solutions susceptibles de répondre aux attentes exprimées.
Les magistrats accomplissent une mission essentielle au nom du peuple sénégalais : ils disent le droit, protègent les libertés, garantissent les droits des citoyens et contribuent, par leurs décisions, à la stabilité des institutions ainsi qu’à la préservation de la paix sociale. Cette responsabilité exceptionnelle exige un engagement irréprochable de leur part. Elle impose également à l’État de leur assurer des conditions d’exercice à la hauteur de la confiance que la Nation place en eux. C’est cette exigence qui inspire l’action de la Chancellerie.

Le Ministre a réaffirmé que la Chancellerie restera un partenaire attentif et disponible. Le dialogue avec l’Union des Magistrats Sénégalais, partenaire privilégié, constitue un élément essentiel de cette démarche. Le Ministre a la conviction que cette vision exige des investissements de l’État, l’engagement renouvelé des magistrats, la contribution des partenaires de justice et la confiance des citoyens. Il indique que le pays peut être fier de sa magistrature. Compétente, engagée et profondément attachée aux valeurs de la République, elle constitue l’un des piliers les plus solides de notre démocratie. Il promet aussi, que la construction d’une justice plus forte, plus moderne, plus proche des citoyens et plus digne de la confiance.

Ministère de la justice