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Jakarlo : Badara Gadiaga livre une charge virulente contre Ousmane Sonko

Invité à s’exprimer sur le plateau de Jakarlo sur TFM, le chroniqueur Badara Gadiaga a vivement critiqué Ousmane Sonko, revenant sur son parcours politique, son passage à la Primature et son actuelle fonction de président de l’Assemblée nationale. Il lui reproche notamment certaines déclarations économiques et décisions politiques, avec des propos particulièrement sévères.


Rédigé par leral.net le Samedi 5 Septembre 2026 à 12:51 | | 0 commentaire(s)|

Une intervention aux accents de réquisitoire

Badara Gadiaga a consacré une longue séquence de son intervention à Ousmane Sonko. Le chroniqueur a revisité plusieurs étapes de la trajectoire de l’actuel président de l’Assemblée nationale, de son passage dans l’opposition à ses responsabilités gouvernementales, avant de s’attarder sur son rôle actuel au sein du Parlement.

Selon son analyse, certaines déclarations formulées par Ousmane Sonko lorsqu’il était aux responsabilités auraient contribué à aggraver les difficultés économiques auxquelles le Sénégal est aujourd’hui confronté.

Des critiques sur la gestion économique

Le chroniqueur a notamment remis en question les prises de position économiques de l’ancien Premier ministre. Il estime que certaines annonces ou déclarations faites à l’époque auraient eu des conséquences importantes sur la situation financière du pays.

Badara Gadiaga s’est également interrogé sur la capacité des autorités à mobiliser les ressources nécessaires au financement du redressement économique, en évoquant les importants besoins financiers auxquels l’État doit désormais faire face.

Dans son argumentaire, il a cité le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, considérant que les réponses apportées aux difficultés actuelles reposeraient davantage sur le travail des techniciens de l’État que sur les annonces politiques.

Des accusations et des qualificatifs particulièrement durs

Le ton est ensuite monté d’un cran lorsque le chroniqueur a dressé son propre bilan de la trajectoire politique de Sonko.

Il lui a notamment attribué une série de qualificatifs très sévères, le présentant successivement comme un « ancien opposant », un « ancien Premier ministre » puis un « actuel président de l’Assemblée nationale », auxquels il a associé des accusations telles que « casseur », « détourneur », « usurpateur » ou encore « saboteur ».

Ces propos relèvent de l’appréciation et des accusations formulées par le chroniqueur sur le plateau et ne constituent pas, en eux-mêmes, l’établissement de faits par une décision de justice.

Les dépenses et le passage à la Primature dans le viseur

Badara Gadiaga a également évoqué la gestion de certaines dépenses durant le passage d’Ousmane Sonko à la Primature. Il a notamment cité l’acquisition de véhicules haut de gamme, dont des Mercedes-Maybach, estimant que certaines dépenses auraient pu être affectées à d’autres priorités nationales.

Le chroniqueur a notamment fait référence aux besoins de certaines régions, citant la Casamance pour illustrer son argumentaire.

La présidence de l’Assemblée nationale contestée

L’actuelle fonction institutionnelle d’Ousmane Sonko n’a pas échappé aux critiques. Badara Gadiaga a contesté, sur le plan politique, son accession à la présidence de l’Assemblée nationale, utilisant notamment le terme « usurpateur ».

Il lui reproche également certaines initiatives parlementaires qu’il considère comme susceptibles d’alimenter des tensions institutionnelles ou de se heurter à des censures du Conseil constitutionnel.

« Il doit se taire », lance le chroniqueur

La charge s’est achevée sur une formule particulièrement tranchante. Pour Badara Gadiaga, Ousmane Sonko devrait désormais s’abstenir de commenter les difficultés économiques du pays, compte tenu de ses précédentes responsabilités gouvernementales.

Le chroniqueur a ainsi lancé à l’antenne : « Il doit se taire », après avoir énuméré plusieurs des qualificatifs employés durant son intervention.

Une sortie qui illustre une nouvelle fois la forte polarisation du débat politique sénégalais, alors que les discussions sur la dette, les finances publiques et la responsabilité des différents acteurs politiques occupent une place centrale dans l’actualité nationale.