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Mbour 4 : Abdoulaye Seydou Sow dément l’attribution de 13 hectares à Idrissa Seck

La polémique autour du foncier à Mbour 4, à Thiès, connaît un nouvel épisode. L’ancien ministre de l’Urbanisme, Abdoulaye Seydou Sow, rejette l’affirmation selon laquelle Idrissa Seck serait personnellement propriétaire ou attributaire d’un terrain de 13 hectares dans la zone de la ZAC.


Rédigé par leral.net le Vendredi 4 Septembre 2026 à 23:58 | | 0 commentaire(s)|

L’affaire du foncier à Mbour 4, à Thiès, continue d’alimenter les débats. Au cœur de la polémique figure notamment une information faisant état d’une attribution de 13 hectares à Idrissa Seck dans la zone de la ZAC.

Une affirmation que l’ancien ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdoulaye Seydou Sow, conteste fermement.

Dans des déclarations déjà rapportées sur cette affaire, il avait affirmé qu’aucun document ne permettait, selon lui, d’établir qu’Idrissa Seck avait reçu personnellement 13 hectares à Mbour 4.

« Il n’existe aucun document qui le prouve »

Abdoulaye Seydou Sow estime ainsi que l’information présentant Idrissa Seck comme attributaire personnel de 13 hectares est erronée.

L’ancien ministre explique que la confusion pourrait provenir d’un projet nécessitant une importante assiette foncière. Selon sa version, Idrissa Seck aurait joué un rôle de facilitateur dans le cadre d’un projet lié notamment à l’implantation d’une grande école et d’infrastructures éducatives.

Cette précision est importante, car elle distingue, selon lui, le rôle d’un facilitateur ou d’un intermédiaire dans un projet de l’attribution personnelle d’un titre foncier.

Une polémique qui dépasse le cas Idrissa Seck

Le dossier de Mbour 4 avait déjà suscité une vive controverse après la publication d’informations faisant état de plusieurs importantes superficies attribuées dans la zone à des personnalités politiques, hommes d’affaires et autres bénéficiaires.

Des documents et listes publiés dans la presse avaient notamment cité plusieurs noms et différentes superficies, alimentant les interrogations sur les conditions d’attribution des terres.

Mais Abdoulaye Seydou Sow appelle à ne pas tirer de conclusions hâtives à partir des seuls noms cités dans les documents ou dans la presse.

Il soutient notamment que les attributions ne doivent pas être automatiquement interprétées comme des propriétés personnelles et invite à examiner les documents juridiques permettant d’établir précisément la nature des droits détenus par chaque bénéficiaire.

Le foncier de Mbour 4 toujours sous tension

La controverse autour de Mbour 4 s’inscrit dans un débat plus large sur la gestion du foncier à Thiès et sur les conditions d’attribution des terres dans cette zone.

L’ancien ministre avait également soutenu que l’État disposait de prérogatives en matière d’attribution foncière et avait demandé que les éventuelles irrégularités soient identifiées à partir de textes et de documents précis.

Concernant spécifiquement Idrissa Seck, sa position reste donc sans ambiguïté : il rejette l’idée d’une attribution personnelle de 13 hectares et demande que soit produit le document établissant une telle propriété.

La polémique reste ainsi ouverte, dans l’attente d’éventuelles pièces officielles permettant de clarifier définitivement le statut juridique de la parcelle évoquée.