leral.net | S'informer en temps réel

Assemblée nationale : Ousmane Sonko défend un durcissement de la loi sur les actes contre-nature

Devant les députés, le Premier ministre Ousmane Sonko a affiché une ligne de fermeté sur la nouvelle législation renforçant les sanctions liées aux actes contre-nature. Il affirme une position « assumée » de l’État et appelle à une application stricte de la loi, sans concession.


Rédigé par leral.net le Vendredi 22 Mai 2026 à 13:58 | | 0 commentaire(s)|

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a défendu ce vendredi à l’Assemblée nationale une réforme législative visant à durcir les sanctions contre les actes contre-nature, dans un contexte de débats sociétaux particulièrement sensibles.

Intervenant lors de la séance des questions d’actualité au Gouvernement, le chef de l’Exécutif a revendiqué une posture ferme et sans ambiguïté de l’État sur la question, évoquant une volonté de réponse face à ce qu’il qualifie de « phénomène en progression ».

Ousmane Sonko a toutefois insisté sur le caractère général et impersonnel du texte adopté, rejetant toute idée de ciblage. Selon lui, la loi s’applique à tous sans distinction et ne vise aucune catégorie de personnes en particulier.

Le Premier ministre a également indiqué que plusieurs autorités religieuses auraient exprimé leur soutien à cette initiative, saluant une démarche jugée conforme aux attentes d’une partie importante de la société.

Dans son intervention, il a évoqué l’existence supposée de réseaux favorisant la diffusion de ces pratiques, citant notamment des cas impliquant des jeunes, qu’il dit avoir été exposés à des incitations matérielles.

Appelant à la fermeté judiciaire, Ousmane Sonko a demandé une application stricte, intégrale et impartiale du texte, assurant qu’aucune protection ne serait accordée aux personnes concernées.

Il a par ailleurs rejeté toute pression extérieure sur les choix législatifs du Sénégal, affirmant la souveraineté du pays dans ses décisions politiques et sociales.

Le Premier ministre a enfin écarté toute idée de moratoire, réaffirmant la volonté du Gouvernement de mettre en œuvre pleinement la nouvelle loi.