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Vendredi 14 Janvier 2022

COUPS ET BLESSURES VOLONTAIRES: Jamal Omaïs, patron de la pâtisserie Les Ambassades, traîné à la barre par son Drh


Le patron de la pâtisserie Les Ambassades a été traîné à la barre du juge correctionnel, hier, par la désormais ex Directrice des ressources humaines de la boîte, qui l’accuse de coups et blessures volontaires. Aminatou Sonko accuse Jamal Omaïs, mais met aussi en cause le gardien Moukhtarou Sow. A titre de réparation de son préjudice, elle réclame un million de nos francs. Le verdict sera rendu le 10 février prochain.



COUPS ET BLESSURES VOLONTAIRES: Jamal Omaïs, patron de la pâtisserie Les Ambassades, traîné à la barre par son Drh
Jamal Omaïs a comparu hier à la barre du Tribunal correctionnel pour coups et blessures volontaires. Le patron de la pâtisserie Les Ambassades n’était pas seul à la barre puisqu’il a comparu à côté du gardien de la pâtisserie, en l’occurrence Moukhtarou Sow, poursuivi pour les mêmes faits.

A l’origine des poursuites, Aminatou Sonko. L’ex Directrice des ressources humaines de la boîte, dont le contrat a pris fin le 22 septembre dernier, soutient avoir été violentée d’abord par son patron, ensuite par le gardien. Des violences qui lui ont causé une invalidité de 2 jours. Les faits ont eu lieu le 13 août dernier. Selon la plaignante, Jamal Omaïs l’a convoquée ce jour à son bureau, pour lui reprocher sa gestion de l’entreprise, l’accusant de f… le bordel. Après un échange houleux, le patron de la pâtisserie l’a tirée pour la sortir de son bureau. Et pour ne pas arranger les choses, il a appelé le vigile Moukhtarou Sow, qui l’a prise par le collet avant de la brutaliser pour la mettre dehors, alors qu’elle tentait d’entrer dans son propre bureau. Le certificat médical atteste de douleurs au niveau de l’épaule ainsi que de son coude. L’ex Directrice des ressources humaines de la pâtisserie Les Ambassades, qui n’avait pas d’avocat,réclame un million de francs pour la réparation de son préjudice.

Les graves fautes du «médecin»

Cependant, ni Jamal Omaïs ni le vigile n’ont reconnu les faits. Le Directeur de la boîte a juré sur tous les saints n’avoir jamais mis la main sur la plaignante. Il dit l’avoir juste priée de sortir de son bureau et a appelé le vigile. En fait, selon lui, des clients se sont plaints de l’ouverture tardive de la pâtisserie et il a invité la Directrice des ressources humaines pour échanger avec elle sur la question. Mais celle-ci ne s’intéressait même pas à la question et regardait son portable durant toute la conversation.

Toujours selon Jamal Omaïs, la dame s’est permise d’élever le ton et de lui rétorquer: «si vous n’êtes pas content, licenciez-moi !» Il lui a alors demandé de sortir et a appelé le vigile. Le vigile Moukhtarou,interrogé, dit qu’il a juste prié la dame de quitter les lieux sans jamais la brutaliser. Le procureur a requis l’application de la loi. Pour Me Mounir Balal, son client Jamal Omaïs n’a jamais porté la main sur la dame. L’avocat soutient que si les faits étaient avérés, la plaignante aurait au moins quelqu’un pour la confirmer. «Il s’agit de la parole de la dame contre celle de mon client», martèle-t-il, avant de demander la relaxe pure et simple de Jamal Omaïs. Même son de cloche du côté de Me Mbaye Sène, conseil du vigile. La robe noire a attaqué le certificat médical, qu’il soupçonne d’être un faux intellectuel. «Un médecin qui écrit agression avec ‘’t’’ au lieu de ‘’ss’’ et plaint avec ‘’d’’, je ne crois pas à ça», plaide Me Sène. L’affaire est mise en délibéré au 10 février prochain.






Alassane Dramé
( Les News )



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