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Claude Fischer Herzog, directrice des Entretiens européens et eurafricains : « Les pays ne viennent pas obligatoirement pour développer l’Afrique ; mais pour s’enrichir… »


Rédigé par leral.net le Mardi 6 Février 2018 à 12:51 | | 0 commentaire(s)|

C’est connu : l’Afrique regorge de richesses incommensurables. Le continent noir détient la moitié des ressources mondiales, mais vit dans la pauvreté, et tend toujours la main ; et pourtant, une prise de conscience collective, escortée par un sacrifice de soi et un panafricanisme réel peut sortir l’Afrique du trou, de l’ornière. Puisque, malgré le pillage incessant et continu de ses richesses, le continent noir peut encore se garantir une place au soleil.

Sous le regard médusé des ambassadeurs de la France, de l’Allemagne, de l’union européenne et du représentant du directeur de cabinet du Premier ministre du Sénégal, la directrice des Entretiens européens et eurafricains lance l’alerte : « les pays qui viennent en Afrique, ne viennent pas obligatoirement pour développer l’Afrique, mais pour s’enrichir. L’Afrique n’a pas encore suffisamment pris conscience de sa force et de la nécessité d’augmenter l’éducation et la formation de ces jeunes.

Sans investissements dans les infrastructures d’éducation et sans productivité de travail, on ne peut y arriver. Ce n’est pas seulement la faute des autres. Il y a une responsabilités européenne et une responsabilité africaine ».

Claude Fischer Herzog n’y va pas par quatre chemins. Sans langue de bois, l’initiatrice de la 3e édition des Entretiens eurafricains de Dakar, dont le thème porte sur : ‘’l’union régionale, moteur d’une croissance inclusive en Afrique de l’ouest’’, estime que le salut de l’Afrique est dans l’unité. « Les élites africains ont pris conscience et ont envie de prendre leurs affaires en main. C’est formidable. Et s’ils reviennent en Afrique et participent à la réforme des institutions, il y a de l’avenir. Je suis convaincue que le salut de l’Afrique se trouve dans l’unité. Tous les états tirent sur leurs propres intérêts nationaux, les sociétés, etc.

Il y a des rivalités, il faut les dépasser, dépasser ces questions d’identité, non pas pour les gommer, mais pour en faire une richesse pour l’unité. C’est très compliqué. Il faut créer des institutions qui rassemblent et savoir partager les ressources, contribuer et avoir des partenariats divers entre le public, le privé et la société civile
», dit-elle.




L’Observateur



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