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International

Climat : août 2026 bat tous les records de chaleur à l’échelle mondiale

Rédigé par leral.net le Jeudi 10 Septembre 2026 à 10:41 |

Selon le service européen Copernicus, août 2026 est devenu le mois le plus chaud jamais enregistré dans le monde depuis le début des relevés modernes. L’Europe occidentale a également connu son été le plus chaud, dans un contexte marqué par des vagues de chaleur extrêmes.


La planète vient de franchir un nouveau seuil climatique. Août 2026 a été le mois le plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, selon les données publiées jeudi par le service européen Copernicus.

La température moyenne de l’air à la surface du globe a atteint 16,96 °C au cours du mois. Les relevés de Copernicus, qui remontent à 1940, placent ainsi août 2026 légèrement devant juillet 2023, mesuré à 16,95 °C. En raison de l’écart extrêmement faible entre les deux valeurs, Copernicus considère toutefois ces deux mois comme pratiquement ex æquo.

Un niveau de chaleur exceptionnel

Pour Samantha Burgess, scientifique au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF), août 2026 constitue un épisode particulièrement marquant dans l’histoire récente du climat.

Les données disponibles suggèrent également que les températures actuellement observées sur Terre pourraient être les plus élevées depuis plusieurs dizaines de milliers d’années.

La période allant de juin à août 2026 figure elle aussi parmi les plus chaudes jamais enregistrées à l’échelle mondiale, au même niveau que l’été 2024.

Une planète confrontée à des températures extrêmes

De nombreuses régions de l’hémisphère Nord ont été touchées par des épisodes de chaleur intense durant l’été. Des villes comme New York, Tokyo, Rome ou encore New Delhi ont connu des températures ayant fortement perturbé les activités quotidiennes.

Les populations vulnérables, les travailleurs exposés à l’extérieur et les personnes vivant dans des logements difficilement adaptés aux fortes chaleurs ont été particulièrement concernés.

Selon Copernicus, la température moyenne mondiale du mois d’août était de 1,65 °C au-dessus du niveau préindustriel. Ce dépassement intervient alors que l’objectif de l’Accord de Paris vise à maintenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C et à poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5 °C.

Cette valeur mensuelle ne doit toutefois pas être confondue avec le seuil de 1,5 °C de l’Accord de Paris, qui s’apprécie sur une période beaucoup plus longue.

L’Europe occidentale particulièrement touchée

L’Europe occidentale a connu un été exceptionnellement chaud, marqué par plusieurs épisodes de canicule précoces et persistants.

Copernicus indique que l’été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe occidentale, devant le précédent record établi en 2003.

À l’échelle du continent, la température moyenne de l’air en août a atteint 20,26 °C, soit 1,10 °C de plus que la référence préindustrielle. Le mois se classe ainsi parmi les plus chauds jamais observés en Europe.

Des températures extrêmes ont notamment été enregistrées en France, au Royaume-Uni et en Belgique. Des données provisoires compilées par EuroMomo et les autorités sanitaires font par ailleurs état de dizaines de milliers de décès excédentaires en Europe à la fin du mois d’août, même si l’attribution précise de ces décès à la chaleur nécessite des analyses épidémiologiques complémentaires.

Les océans également sous pression

Le réchauffement ne concerne pas uniquement les terres émergées. Copernicus relève également une température particulièrement élevée à la surface des océans.

En août 2026, la température moyenne mensuelle de la surface des océans, hors zones polaires, a atteint un niveau record, comparable à celui observé en mars 2024.

Les scientifiques soulignent par ailleurs l’influence de phénomènes climatiques naturels, notamment El Niño, qui peut contribuer à l’augmentation temporaire des températures mondiales et favoriser certains événements météorologiques extrêmes.

Pour les experts du climat, ces nouveaux records renforcent toutefois l’importance de la réduction des émissions liées aux combustibles fossiles et de l’accélération de la transition vers des sources d’énergie moins carbonées.