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Congo-Brazzaville : les enseignants communautaires réclament leurs arriérés de bourses avant la rentrée

Au moins 12 000 enseignants non fonctionnaires menacent de faire grève si l'État ne règle pas leur situation

Rédigé par leral.net le Samedi 5 Septembre 2026 à 08:39 | | 0 commentaire(s)|

Non intégrés dans la fonction publique, ces enseignants sont rémunérés par des bourses versées par l'État congolais. Ils affirment cumuler dix mois d'arriérés et exigent le paiement d'au moins quatre mois, sous peine d'entrer en grève.


Au Congo-Brazzaville, une mobilisation se prépare à quelques jours de la rentrée scolaire. Selon RFI Afrique, au moins 12 000 enseignants communautaires réclament le paiement d'arriérés de bourses qu'ils affirment ne pas avoir perçus depuis 2024.
Ces enseignants occupent des postes sur le terrain mais ne sont pas intégrés dans la fonction publique congolaise. Contrairement aux enseignants fonctionnaires qui perçoivent un salaire, ils sont rémunérés par des bourses versées directement par l'État.
Dix mois d'arriérés réclamés
D'après les informations rapportées par RFI, ces enseignants communautaires estiment cumuler dix mois d'arriérés de paiement depuis 2024. Face à cette situation, ils réclament dans l'immédiat le règlement d'au moins quatre mois de bourses impayées.
Cette revendication intervient à un moment stratégique, juste avant la reprise des cours, ce qui donne un poids particulier à la mobilisation de ces enseignants qui assurent une partie importante de l'encadrement scolaire dans le pays.
La menace d'une grève
Les enseignants communautaires concernés se réservent le droit d'entrer en grève si leurs revendications ne sont pas prises en compte par les autorités avant la rentrée. Une telle grève, si elle venait à se concrétiser, pourrait perturber le fonctionnement du système éducatif congolais dès les premiers jours de l'année scolaire.
Cette situation met en lumière la précarité du statut de ces enseignants non fonctionnaires, qui constituent pourtant une part significative du corps enseignant actif dans les établissements scolaires du pays, sans bénéficier des mêmes garanties statutaires que leurs collègues intégrés à la fonction publique.
Pour l'heure, aucune réaction officielle des autorités congolaises n'a été rapportée concernant ces revendications. La situation reste donc à suivre à l'approche de la rentrée scolaire.