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Crédit DMC : les bénéficiaires dénoncent les retards et réclament des comptes aux banques et à l’État

Réunis en conférence de presse à Dakar, les bénéficiaires du crédit DMC dénoncent les difficultés liées au déblocage des fonds, aux retards dans le traitement des dossiers et à certains prélèvements opérés sur les salaires. Le collectif réclame davantage de transparence, la régularisation des situations litigieuses et l’ouverture d’un cadre de concertation avec les autorités et les établissements bancaires.


Rédigé par leral.net le Mercredi 2 Septembre 2026 à 00:44 | | 0 commentaire(s)|

Des bénéficiaires dans l’attente

Le collectif des victimes du prêt DMC est monté au créneau pour alerter sur les difficultés rencontrées par plusieurs agents de l’État, notamment des enseignants, dans la mise à disposition effective de leurs crédits.

Selon les représentants du collectif, des bénéficiaires ayant pourtant accompli les formalités demandées attendent toujours le déblocage de leurs fonds. Ils dénoncent particulièrement le manque de visibilité sur l'état d'avancement des dossiers.

Pour le collectif, un bénéficiaire doit pouvoir connaître précisément la situation de son dossier, les éventuels motifs de blocage ainsi que les délais prévus pour son traitement.

La question sensible des prélèvements

Autre préoccupation soulevée : les prélèvements effectués sur les salaires de certains bénéficiaires alors que ceux-ci rencontreraient parallèlement des difficultés liées à leur crédit.

Le collectif demande une clarification individuelle de ces situations et la régularisation des éventuelles anomalies. Il réclame également, lorsque cela est établi, la restitution des sommes qui auraient été indûment prélevées.

Les représentants des bénéficiaires soulignent que ces prélèvements peuvent avoir des conséquences importantes sur le quotidien des agents concernés, notamment sur leurs charges familiales, leurs loyers, leurs factures ou encore leurs projets immobiliers.

Les banques interpellées

Le collectif appelle également les établissements bancaires impliqués dans le dispositif à améliorer le traitement et le suivi des dossiers.

Il demande notamment une réduction des délais, la mise en place d'un mécanisme permettant aux bénéficiaires de suivre leur dossier, ainsi qu'une meilleure communication sur les raisons des éventuels retards ou blocages.

Les représentants des enseignants souhaitent par ailleurs que les échanges avec les banques soient renforcés afin de permettre un règlement rapide des difficultés avant qu'elles ne prennent une plus grande ampleur.

Un appel à l’État pour une concertation

Les autorités compétentes sont également directement interpellées. Le collectif estime que les pouvoirs publics doivent veiller au bon fonctionnement du dispositif, compte tenu notamment du fait que les revenus des agents concernés servent de garantie aux opérations de crédit.

Il réclame ainsi la mise en place d'un cadre de concertation réunissant les représentants des bénéficiaires, les autorités compétentes et les établissements bancaires.

Cette instance aurait notamment pour mission de faire l'état des dossiers en souffrance, d'identifier les différents blocages et de fixer des délais pour leur résolution.

Sept revendications sur la table

À travers cette mobilisation, les bénéficiaires demandent notamment :

le traitement diligent des dossiers DMC en attente ;
un mécanisme transparent de suivi des demandes ;
la clarification des prélèvements effectués sur les salaires ;
la régularisation des éventuelles anomalies et le remboursement des montants indûment prélevés, lorsque cela est justifié ;
l'ouverture d'un cadre de concertation permanent ;
une communication régulière et fiable envers les bénéficiaires ;
la fixation de délais de traitement clairement définis.

Le collectif assure vouloir privilégier le dialogue, tout en estimant que les attentes prolongées doivent désormais prendre fin.

Pour ses membres, le crédit DMC doit rester un mécanisme d'accompagnement des agents de l'État et non devenir une nouvelle source de difficultés financières.