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Mardi 1 Septembre 2026

Affaire Dane Sarr : 20 mois derrière les barreaux, sa défense s’interroge sur la procédure et les véhicules saisis


Détenu provisoirement depuis vingt mois dans le cadre d’une procédure pour faux, usage de faux en écriture publique et escroquerie portant sur les deniers publics, Mahmadane Sarr, dit « Dane Sarr », attend toujours une décision sur sa deuxième demande de liberté provisoire. Son avocat dénonce une instruction qui, selon lui, serait arrivée à son terme et soulève plusieurs interrogations sur les véhicules saisis.



Affaire Dane Sarr : 20 mois derrière les barreaux, sa défense s’interroge sur la procédure et les véhicules saisis
L’affaire Mahmadane Sarr, dit « Dane Sarr », patron de Lansar Auto, connaît une nouvelle phase d’attente. Incarcéré depuis vingt mois dans le cadre de poursuites pour faux et usage de faux en écriture publique et escroquerie portant sur les deniers publics, l’homme d’affaires a introduit une deuxième demande de liberté provisoire.

Son avocat, Me Moustapha Mbaye, estime que l’instruction ne présente plus d’actes majeurs à accomplir. Dans des propos rapportés par L’Observateur, la défense considère que le dossier serait désormais « au point mort ».

La défense conteste la poursuite de la détention

Pour Me Moustapha Mbaye, les principaux actes que devait effectuer le juge d’instruction auraient déjà été réalisés. La défense s’interroge dès lors sur la durée de la détention préventive de son client.

L’avocat remet également en question certains aspects du dossier, notamment le fait que Mahmadane Sarr soit, selon lui, le seul inculpé alors que l’affaire porte sur des fonds publics.

La position de l’Agent judiciaire de l’État (AJE) est également évoquée par la défense. Selon l’avocat, celui-ci ne se serait pas opposé à la nouvelle demande de liberté provisoire, contrairement au Parquet.

Les véhicules saisis au cœur des interrogations

Autre point soulevé par la défense : le sort des véhicules appartenant à Lansar Auto et saisis dans le cadre de la procédure.

Me Moustapha Mbaye annonce vouloir obtenir des explications auprès de l’Office national de recouvrement des avoirs criminels (Onrac) concernant les conditions dans lesquelles certains véhicules auraient pu être utilisés ou éventuellement cédés.

La défense entend ainsi vérifier la régularité des opérations effectuées sur ces biens saisis.

Un impact économique et social

Au-delà du volet judiciaire, l’avocat met en avant les conséquences de la longue détention de son client et de l’arrêt des activités de son entreprise.

La situation aurait notamment entraîné des licenciements au sein de Lansar Auto. Pour Me Mbaye, les répercussions constituent un « désastre économique et social ».

La décision du juge d’instruction concernant la deuxième demande de liberté provisoire de Mahmadane Sarr est désormais attendue. Elle devrait permettre de déterminer si le patron de Lansar Auto restera en détention ou pourra recouvrer provisoirement sa liberté en attendant la suite de la procédure.







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