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Crise à l’institut de français pour les étudiants étrangers de l’UCAD:Le Sudes et le SAES se tirent dessus

La crise au sein de l’Institut de Français pour les Etudiants Etrangers (Ife) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), prend une autre tournure. Divisés sur la question, le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Supérieur et recherche (Sudes) et le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) se font la guerre.


Rédigé par leral.net le Jeudi 18 Novembre 2021 à 09:26 | | 0 commentaire(s)|

Crise à l’institut de français pour les étudiants étrangers de l’UCAD:Le Sudes et le SAES se tirent dessus
En fin octobre, le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Supérieur et recherche (Sudes) avait fait une sortie pour s’attaquer au recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Ahmadou Aly Mbaye, lui reprochant d’avoir pris la responsabilité exclusive, de nommer le directeur de l’Institut de Français pour les Etudiants Etrangers (Ife) et le directeur des études de l’établissement sans en référer au Conseil d’administration.

Une déclaration qui n’avait pas plu aux membres de la Coordination de Dakar du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes). Face à la presse le 10 novembre, ces derniers avaient apporté une réponse cinglante à leurs camarades du Sudes-Esr, affirmant que l’arrêté de nomination d’un directeur intérimaire à l’Ife pris par Ahmadou Aly Mbaye, est tout à fait légal et conforme aux textes de gouvernance de l’Ucad.

Qualifiant les responsables du Sudes de «fauteurs de troubles», le Saes les accuse d’avoir posé des actes graves comme la «rétention illégale des copies d’examen, le sabotage des tests d’entrée, le blocage des accès et issues de secours de l’Ife, pour empêcher les étudiants d’accéder aux salles de cours, la confiscation des clés de la salle 2, illégalement fermée avec un autre cadenas, etc».

Sidéré par les allégations de la Coordination de Dakar du Saes, le Sudes s’est fendu d’un communiqué pour contre-attaquer.

«Depuis quelques jours, par la voix de Abdoulaye Diouf, prétendu directeur de l’Ife et par celle de Abdoulaye Dieng, coordonnateur du campus de Dakar du Saes, nous assistons à une campagne de désinformation et de diabolisation du Sudes, en particulier des membres de l’Usb Sudes-Esr de l’Ife. Ainsi, nous avons jugé nécessaire de rétablir les faits relatifs aux contre-vérités diffusées dans certains médias, suite à leur conférence de presse du 10 novembre 2021», soulignent les responsables du Sudes dans un communiqué.

Selon le Sudes, «l’arrêté 1269 du recteur Thioub daté du 23 avril 2019 qu’ils brandissent à tout bout de champ, ne peut en aucun cas prévaloir sur le décret n° 79-175 du 28 février 1979, portant création et organisation de l’Institut de Français pour les Etudiants étrangers (Ife), que seul un nouveau décret peut modifier ou abroger. Point n’est besoin d’être un spécialiste en droit pour comprendre ce principe élémentaire.

Par ailleurs, à l’Ife, les mandats du directeur et du directeur des études ne sont pas solidaires
».

D’après le syndicat, le décret de l’Ife, en son article 4, stipule que : «le directeur, obligatoirement choisi parmi le personnel enseignant de la faculté des Lettres et Sciences humaines, est nommé par le recteur, sur proposition du Conseil d’administration, après avis de l’assemblée de la faculté. Le directeur des études, choisi parmi le personnel enseignant titulaire de l’institut, est nommé par le recteur, sur proposition du Conseil d’administration.

Le mandat du directeur est de trois ans renouvelable. Le mandat du directeur des études est de deux ans renouvelable.
»

«L’accusation de rétention de notes est tout à fait infondée»

Concernant la question de l’intérim, précise le Sudes, « celle-ci n’est pas prévue par les textes de l’Ife». «La preuve en est que Abdoulaye Diouf lui-même qui l’invoque, a été nommé Directeur des études suite au départ de la directrice des études précédente, un an avant la fin de son mandat. Avec le soutien des Per de l’Ife lors d’une réunion du conseil scientifique et pédagogique, Abdoulaye Diouf a alors déposé un dossier de candidature au rectorat. Le Conseil d’administration s’est ensuite réuni, l’a élu et a proposé sa nomination au Recteur, qui a signé un arrêté dans ce sens.

A ce moment- là, il est resté muet au sujet de cet intérim qui ne l’arrangeait pas
», ajoutent les responsables du Sudes.

S’agissant des notes de l’examen du second semestre de l’année 2020-2021, poursuivent-ils, l’accusation de rétention de notes est tout à fait infondée. Pour le Sudes, les enseignants concernés ont décidé de prendre leurs responsabilités et de sécuriser les notes en attendant de pouvoir les remettre à une direction installée de façon légale.

«Quant au test illégal, prévu ce lundi 8 novembre 2021 par la direction en dehors de toutes les procédures, les membres de l’Usb Sudes-Esr de l’Ife s’y sont opposés pacifiquement, comme la loi les y autorise. Par conséquent, les ténèbres de la manière forte et la violence sont plutôt du côté des autorités universitaires, qui ont choisi de faire appel à des agents de sécurité dans un but manifeste d’intimidation, ce dont tout syndicat digne de ce nom, devrait non seulement s’inquiéter, mais devrait combattre avec la dernière énergie», martèle le Sudes.






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