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Crise au Moyen-Orient : Cheikh Diba alerte sur une explosion des subventions énergétiques et un choc budgétaire majeur

Devant les députés, le ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba a mis en garde contre l’impact de la crise au Moyen-Orient sur les finances publiques. Il évoque une forte hausse des subventions énergétiques liée à la flambée des prix du pétrole et appelle à une révision des scénarios budgétaires.


Rédigé par leral.net le Vendredi 22 Mai 2026 à 14:04 | | 0 commentaire(s)|

Le ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba a alerté, vendredi, sur les risques économiques induits par la crise en cours au Moyen-Orient, qui exerce déjà une pression significative sur les finances publiques du Sénégal.

S’exprimant lors de la séance des Questions d’actualité au Gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre a insisté sur la nécessité de revoir les projections budgétaires, en raison de l’instabilité persistante des marchés internationaux de l’énergie.

Selon lui, plusieurs scénarios doivent être envisagés. Dans une hypothèse où le prix du baril de pétrole atteindrait 85 dollars, les subventions énergétiques pourraient grimper à 774 milliards FCFA, contre 254 milliards initialement inscrits dans la loi de finances. Cela représenterait un écart de 524 milliards à financer par le budget de l’État.

Le ministre a également évoqué une situation plus critique si la crise se prolongeait, avec un baril pouvant atteindre 115 dollars en 2026. Dans ce cas, la facture des subventions pourrait s’élever jusqu’à 1 396 milliards FCFA, nécessitant un effort budgétaire supplémentaire de plus de 1 100 milliards par rapport aux prévisions initiales.

Malgré cette pression, Cheikh Diba a souligné l’existence de recettes additionnelles potentielles liées à la taxation des produits pétroliers. Il estime ces gains à environ 135 milliards FCFA dans le scénario de 85 dollars, et jusqu’à 185 milliards dans un contexte de hausse plus marquée. Toutefois, ces ressources restent insuffisantes pour compenser l’ampleur des dépenses attendues.

Le ministre a par ailleurs révélé avoir proposé une révision des prix des produits énergétiques afin de mieux répartir la charge entre l’État et les consommateurs. Une proposition qui, selon lui, n’a pas encore été validée par les autorités exécutives.

Cette situation, selon le gouvernement, pourrait peser durablement sur la trajectoire de consolidation budgétaire engagée par l’État du Sénégal.